Le rêve séparatisme s’est évaporé. Le mythe bâti sur une éventuelle décision de la Cour européenne de justice (CEJ) en faveur des séparatistes s’est effondré. Ce qui a poussé les décideurs des camps de Tindouf à sortir leur artillerie pour attaquer la France et l’Espagne.

 

C’est une vieille rengaine. Chaque fois que les vents ne soufflent pas en faveur des décideurs du Polisario et de leurs commanditaires à Alger, l’agence officielle algérienne monte au créneau pour produire des dépêches véhiculant les thèses des séparatistes et attaquant, au passage, toutes les voix qui s’alignent sur la raison et la légalité internationale.

C’est dans ce sens que l’agence d’Alger s’en est prise à Madrid et Paris, dans une manœuvre de chantage désespérée, en vue d’exercer des pressions et influer sur la Cour européenne de justice (CEJ).

 

«Le secrétariat national du front Polisario avait accueilli favorablement la décision de la Cour européenne, mais les institutions et pays européens n’avaient pas soutenu les efforts de paix en vue d’instaurer la stabilité dans une région voisine et partenaire de l’Europe», écrit l’agence officielle d’Alger dans son rapport sur une réunion de la direction du Polisario sous la direction du soi-disant «Premier ministre».

Il s’agit d’une réaction anticipative contre la décision définitive de la CEJ qui n’est pas du goût des séparatistes, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition de ce mercredi 18 mai.

 

En plus de la question relative à la sentence de la Cour européenne de justice, l’agence officielle d’Alger a souligné clairement «la coopération du front Polisario avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et son envoyé personnel pour le Sahara», avant d’aller au Conseil de sécurité pour réitérer la thèse de l’autodétermination, en liant ce scénario au retour de la composante civile de la MINURSO au Sahara.

 

Enfin, le quotidien précise que ces manœuvres des décideurs du Polisario visent à contenir la situation explosive dans les camps de Tindouf au vu du problème de succession, de l’échec diplomatique au niveau des Nations Unies et de l’effondrement du mythe bâti sur la CEJ.

 

18/05/2016