Le QG du Polisario à Tindouf broie du noir, selon une source bien informée dans les camps sahraouis en Algérie. En cause, le succès de la visite du roi du Maroc en France, où le président François Hollande a salué le rôle essentiel du Maroc au Maghreb et dans le processus de réconciliation engagé sous l’égide des Nations Unies, et qui a abouti à l’accord de Skhirat pour la formation d’un gouvernement d’union nationale en Libye.

 

Le deux chefs d’Etat, tout en soulignant que la crise libyenne pose de grands défis pour la sécurité au Maghreb et en Méditerranée occidentale, ont appelé le parlement libyen internationalement reconnu à accorder rapidement sa confiance au nouveau gouvernement d’union nationale en Libye.

 

D’après la même source, la direction du Front n’est pas la seule à être mise à mal par la percée diplomatique du Maroc, mais également les responsables algériens. Les uns et les autres comptaient sur une virulente campagne médiatique et diplomatique menée autour de l’affaire du Sahara pour isoler le royaume. Mais ils s’aperçoivent que leurs plans tombent à l’eau.

 

Même si les lobbyistes du Polisario, généreusement financés par l’Algérie, tentent toujours de brouiller les relations du Maroc avec l’Europe, ces tentatives ont montré leurs limites. L’action diplomatique du Maroc fait preuve de résilience et s’inscrit dans le long cours.

 

La visite de Mohammed VI à Paris où il a été reçu en grande pompe par François Hollande en est une des diverses facettes et confirme le rôle du royaume comme un acteur incontournable dans l’agenda régional et international.

 

Surtout que les échanges de visites entre les deux chefs d’Etat se sont intensifiés au cours des derniers mois. Le déplacement de François Hollande au Maroc en septembre 2015 a été suivi par une visite de Mohammed VI en France en novembre, quelques jours seulement après les attentats terroristes de Paris.

 

D’ailleurs, Mohammed VI et François Hollande ont donné un nouveau souffle à la collaboration étroite qui existe entre Paris et Rabat dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière, la dé-radicalisation ainsi que leur coopération triangulaire en Afrique.

18/02/2016