Le Polisario cloué au pilori: Les membres d’une famille sahraouie calcinés et grande évasion de la prison de D’heibiya à Tindouf

Des activistes sahraouis accusent la milice du Polisario d’avoir fomenté l’incendie qui a décimé les neuf membres d’une famille. Ils demandent de ce fait une enquête internationale pour déterminer les causes de l’incendie, tout en accusant le mouvement séparatiste d’être l’instigateur de ce nouveau crime contre cette famille qui a préféré dresser sa tente en plein désert, pour fuir les atrocités des camps de Tindouf.
Dans un communiqué rendu public par la chaîne Andalous presse, les activistes dissidents, considèrent que l’oppression et la politique discriminatoire pratiquée par le Polisario sont à l’origine du drame.
Tous les membres de la famille Najim sont morts calcinés, sauf la fille aînée, Fatimatou, qui s’en est sortie avec des brûlures de second degré et qui a été évacuée par les voisins sur l’hôpital de Zouerate, au nord-est de la Mauritanie. Cette famille, indique le communiqué, a pu échapper aux représailles de la milice du Polisario aux camps de Tindouf. Ce qui n’a pas été apprécié par ladite milice qui a envoyé un commando à sa poursuite et ordonné de mettre le feu à sa tente, au moment où le chef de famille s’était absenté alors que tout le monde dormait. C’est ce sort que réservent les miliciens du Polisario à tous ceux qui pensent s’évader en traversant les frontières algériennes. Le cas de la famille Najim, explique le communiqué, devrait servir de leçon à tous ceux qui s’opposent aux décisions des mercenaires et de leurs séides ou pensent fuir le goulag de Lahmada.
Au moment où les miliciens du Polisario mettaient le feu à la tente de la famille Najim, on a appris de sources bien informées, qu’une dizaine de prisonniers dont un gros ponte du trafic de drogue au Sahara et cerveau présumé de l’enlèvement des Européens dans les camps de Tindouf, ont réussi à s’évader de la prison de D’heibiya. Cette évasion est la seconde, en moins d’un mois, après celle qui a permis à deux autres de leurs codétenus de fuir le bagne le plus surveillé des camps de Tindouf.

24/02/2014