Les services de renseignement algériens ont ourdi un plan diabolique pour reconduire Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario et de la pseudo-«RASD», à l’issue d'une mascarade baptisée "14ème congrès". Révélations.

Ceux qui croyaient que Mohamed Abdelaziz avait renoncé à la direction du Polisario se sont cruellement leurrés. Le choc a été tel que même ceux qui défendaient avec ferveur, et sans un brin de recul aucun, «l’idéal démocratique de la république sahraouie», avalent aujourd’hui leurs langues et ruminent leur déception en silence. Le machiavélisme du renseignement algérien a fini, une fois de plus, par avoir raison de leur utopisme. Le retrait de Mohamed Abdelaziz de la direction du Polisario ou, plus encore, la création d’un poste de vice-président à la pseudo-«RASD», n’étaient finalement que des bobards destinés à achalander le commun des crédules.

«Les détails du stratagème ourdi par le renseignement algérien pour imposer à nouveau un chef malade à la tête du Polisario», titre ainsi Al Ahdat Al Maghribia dans son édition de ce mercredi 23 décembre.
Le quotidien arabophone dévoile un plan à trois actes orchestré par le fameux Département algérien du renseignement et de la sécurité pour faire passer la pilule de la reconduction de Mohamed Abdelaziz pour un 12ème mandat à la tête du front séparatiste. «Premièrement, le renseignement algérien a tenté, dernièrement, d’arracher des positions circonstancielles hostiles au Maroc pour les présenter comme des succès réalisés par la direction sortante du Polisario», relève Al Ahdat Al Maghribia, précisant que cette tactique était destinée à «calmer les voix opposées» au sein des camps de Tindouf.
Pour ce faire, Alger a mobilisé à fond son lobby à l’étranger pour décrocher des positions ennemies, débloquant des moyens sonnants et trébuchants importants pour s'assurer des «succès» somme toute fictifs.

Deuxième acte de ce plan, le lancement d’une campagne d’intimidation visant à étouffer toute velléité de contestation dans les camps, quitte à aller jusqu’à terroriser les mécontents en recourant à des détentions arbitraires.

Troisième acte de ce stratagème, celui visant à présenter le chef sortant Mohamed Abdelaziz, à la veille du congrès clôturé dimanche dernier, comme étant «l’homme du compromis», gommant ainsi toute autre prétention pour postuler au poste de secrétaire général du Polisario.

22/12/2015