Le Polisario a mis en point une stratégie d’urbanisation de Bir Lahlou où il compte installer le siège de sa «République» et ceux de son «assemblée nationale» et de son «ministère de la Défense». Suivra la construction de quartiers entiers, avec voiries et édifices sociaux.

Faisant fi des injonctions du secrétaire général de l’ONU de quitter la zone tampon, le Polisario multiplie ses provocations. La préparation par le Maroc d’une riposte ferme aux violations de l’accord de cessez-le-feu n’a pas non plus dissuadé le Front d’annoncer un plan d’aménagement de Bir Lahlou.

 

Selon le quotidien Assabah, qui rapporte l’information dans sa livraison des 14 et 15 avril, le Polisario s’apprête ainsi à construire dans cette zone le siège de sa «République» fantoche et celui des soi-disant «assemblée nationale» et «ministère de la Défense».

Selon un document que le journal a pu obtenir, par l’entremise de sources diplomatiques, le Polisario projette, en effet, de quitter définitivement les camps de Tindouf, après avoir aménagé ces bâtiments à Bir Lahlou. Les séparatistes avancent comme prétexte les pressions subies de la part de la communauté internationale, les contraignant à tout faire pour disposer des attributs d’un Etat, surtout un territoire à partir duquel il peut édicter ses décisions politiques. 

 

Outre ces bâtiments, ajoute Assabah, le Polisario a également mis en place une stratégie d’urbanisation de cette zone, avec des centres urbains, des quartiers, des voiries et tous les établissements publics nécessaires. Ce faisant, les milices armées du Polisario expriment leur attachement à ces territoires (la zone tampon) qu’elles considèrent comme «libérés», et qui revêtent, au demeurant, un caractère stratégique, d’autant qu’ils représentent près du tiers de la superficie de l’ensemble du territoire du Sahara marocain.

 

Par ailleurs, précise le journal, selon le gouvernement marocain, la responsabilité de l'Algérie est confirmée dans cette affaire par des réalités historiques et des données et positions qui datent de plus de 40 ans. L'Algérie est responsable de la création du Polisario, de ce conflit artificiel et de son développement, de l'armement, du financement et de l'hébergement de cette entité et d'avoir imposé la république fantoche dans l'Organisation de l'unité africaine, écrit Assabah, citant le porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi qui répondait, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil de gouvernement. Le ministre réagissait notamment à une question sur la présence d'éléments du Polisario à bord de l'avion algérien qui s'est écrasé dans le périmètre de la base aérienne de Boufarik.

 

Le gouvernement, poursuit Assabah, a également déploré la mobilisation diplomatique de l'Algérie dans les forums internationaux et au sein des Nations unies, qui visait à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume, relevant que les procès-verbaux des Nations unies corroborent ces faits. En outre, conclut le quotidien, El Khalfi a rappelé qu'en 2002, le secrétaire général de l'ONU avait déjà dévoilé la satisfaction de l'Algérie vis-à-vis au projet de répartition proposé à l'époque.

14/04/2018