Le front Polisario prépare une parade militaire dans la localité de Tifariti, pour soi-disant célébrer «le 45e anniversaire du déclenchement de la lutte armée». Une violation de l’accord de cessez-le-feu et de la résolution 2414 du Conseil de sécurité.

 Visiblement, ni les fermes mises en garde du Maroc ni les sévères injonctions du Conseil de sécurité, émises dans la résolution 2414, adoptée fin avril dernier, n’ont réfréné les actes aventureux du front Polisario, grisé par le soutien militaire algérien et depuis peu iranien, via le Hezbollah libanais. C’est du moins ce qui ressort de cette annonce relayée par la machine à propagande séparatiste, concernant la préparation d’une parade militaire dans la localité de Tifariti, présentée mensongèrement comme «zone libérée» alors qu’elle fait partie intégrante du territoire national et n’a été évacuée par les Forces armées royales au tout début des années 90 que dans le souci de préserver l’accord de cessez-le-feu conclu le 6 novembre 1991.

Selon les sites séparatistes, les préparatifs iraient bon train à Tifariti pour organiser cette parade militaire, sous la houlette du front Polisario, que le MAECI Nasser Bourita a accusé, le 1er mai dernier, d’avoir reçu des missiles sol-air (Sam9 et SAM11) de la part de l’Iran, via son allié le mouvement du Hezbollah.

Le défilé militaire prévu par le Polisario à Tafirati, localité censée être démilitarisée en vertu de l’accord de cessez-le-feu, constitue ainsi une nouvelle escalade et du coup ne saurait rester sans réponse. Le Maroc avait affirmé, en avril dernier, qu’aucune option n’était à écarter pour empêcher le Polisario, soutenu par Alger, de changer le statut juridique de Bir Lahlou, entre autres localités marocaines situées à l’autre bout du dispositif de défense marocain.

La balle est dans le camp du SG de l'ONU, Antonio Guterres, et du Conseil de sécurité, appelés désormais à remettre à sa place le front séparatiste pour éviter une riposte marocaine qui sera foudroyante.

19/05/2018