D’après des sources bien informées à Tindouf, le chef du Polisario Mohamed Abdelaziz aurait été fortement dépité par les déclarations du premier ministre français Jean-Marc Ayrault, qui s’est dit clairement favorable au plan marocain d’autonomie au Sahara occidental.

La déception est d’autant plus grande que Mohamed Abdelaziz avait reçu des assurances d’Alger lui garantissant que le ton du premier ministre français, lors de sa visite au Maroc, allait être plus élusif sur l’épineux dossier du Sahara occidental. Mohamed Abdelaziz ainsi que d’autres membres de la direction du front Polisario y ont cru jusqu’à la dernière minute. Ils étaient résolument convaincus que Paris n’allait pas s’aventurer à décevoir Alger à quelques jours de la visite du président François Hollande en Algérie, selon les mêmes sources. Mais c’était compter sans la constance et la fermeté de la France sur la question du Sahara occidental, indépendamment des gouvernements de gauche ou de droite qui sont au pouvoir dans l’Hexagone. Les autorités algériennes ont d’ailleurs été étonnées par l’ampleur quantitative et qualitative que Paris a tenu à réserver à la visite de Jean-Marc Ayrault dans le Royaume chérifien. Le premier ministre français était en effet accompagné dans son voyage marocain par la moitié de son  gouvernement. Une manière de souligner la détermination de Paris à préserver la relation exceptionnelle qui existe entre la France et le Maroc.

 

Une détermination qui a été éloquemment soulignée par  Elizabeth Guigou, la présidente de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale française. Faisant également partie du voyage, Elizabeth Guigou a enfoncé le clou en expliquant le bien-fondé du plan marocain d’autonomie. Cette proposition est « la plus crédible pour sortir de l'impasse le conflit autour du Sahara occidental », a-t-elle insisté.

 

 

14/12/2012