Un nouveau round de la bataille juridique va commencer en janvier 2017 quand le tribunal de l'Union européenne se penchera sur l'Accord de pêche entre Bruxelles et Rabat dont le Polisario sollicite l'annulation.

Il semble que le Polisario soit déterminé à mener jusqu'au bout sa bataille juridique contre le Maroc. Le tribunal de l'Union européenne a en effet été saisi d'une nouvelle plainte de la part du front séparatiste pour demander, cette fois, l'annulation de l'Accord de pêche entre Bruxelles et Rabat.

 

L'instruction de cette nouvelle plainte va être lancée dès janvier 2017, aussitôt après la décision rendue en appel par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), le 21 décembre 2016, annulant l'arrêt du tribunal de l'UE du 10 décembre 2015 abrogeant "partiellement" l'accord d'association Maroc-UE au motif qu'il incluait le Sahara marocain.

Seulement, cette nouvelle manoeuvre juridique entreprise par le Polisario, mais orchestrée par Alger, véritable partie prenante au conflit saharien, résonne comme un effet d'annonce ni plus ni moins, sachant que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a déjà statué que la partie plaignante, soit le front Polisario, n'avait pas "la qualité d'agir" au nom des Sahraouis, battant ainsi en brèche cette prétention du front Polisario "représentant exclusif du peuple sahraoui". 

Le front Polisario, dont l'objectif était justement d'arracher cette reconnaissance auprès de la haute juridiction européenne, a essuyé sur cette question un rententissant revers judiciaire. La décision de la CJUE abonde tout naturellement dans le sens de la légalité internationale, sachant qu'aucune instance internationale, dont l'organisation des Nations Unies, n'a jamais reconnu le Polisario en tant que "représentant exclusif" des Sahraouis, les deux tiers de la population sahraouie résidant dans les provinces sahariennes marocaines.

 

Par ailleurs, le Maroc n'a accepté de "négocier" avec ce front que dans la mesure où ce dernier pourrait aider à trouver une issue politique au conflit. Neuf ans après le lancement des négociations de Manhasset, à New-York, sous l'égide des Nations Unies, il s'est avéré que le front séparatiste n'avait pas de pouvoir de décision et que la "solution" se trouvait plutôt du côté d'Alger qui, en prônant la thèse contreproductive de "l'indépendance", a tué dans l'oeuf le processus de Manhasset engagé en 2007, faut-il le rappeler encore une fois, sur la base de l'Initiative marocaine pour l'octroi d'un statut d'autornomie au Sahara.

La décision de la Cour de justice de l'Union européenne, en ôtant au front Polisario toute légitmité représentative, confirme cette évidence que le Polisario ne représente que lui-même ou, pour être précis, que les "intérêts" non déclarés d'Alger, véritable marionnetiste qui, en entretenant à grand renfort de pétrodollars (350 milliards de dollars versés depuis la création de la "RASD" en 1976!), croyait pouvoir entraver le processus de développement du royaume du Maroc. 

 

Peine perdue! Plus de quarante ans plus tard, Alger réalise qu'elle n'a fait que brasser du vent. Ses gesticulations actuellement dénotent plutôt une amertume quant à l'échec de son hostilité gratuite. Elles ne font que l'enfoncer davantage dans le ridicule puisque, par son agitation, auprès de l'UE comme auprès de l'UA, elle démontre qu'elle est véritablement partie prenante au conflit du Sahara. Et ce n'est surtout pas ce cinglant déni européen à toute "légitmité représentative" du Polisario qui dira le contraire!

 

26/12/2016