Dans une flagrante violation du cessez-le-feu, le Polisario envoie des éléments armés sur les plages atlantiques dans la zone de Guerguerate. Objectif : tenter d’imposer un nouveau fait accompli dans cette zone sous contrôle marocain.

 

C’est une première. Le front Polisario publie des photos de ses milices qu’il dit avoir prises sur les plages de l’Atlantique, dans la région de Guerguerate. Les photos montrent deux hommes armés qui, selon le Polisario, font partie d’une brigade envoyée sur les lieux, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du lundi 24 octobre.

 

Selon les séparatistes du Polisario, cette brigade se trouve déjà sur cette zone sous contrôle du Maroc, dans le cadre d’un déploiement d’une unité armée qui prendra position près de cette plage.

 

En même temps, affirme-t-il, d’autres éléments armés se chargent d’«assurer la sécurité dans la bande séparant les positions des armées marocaine et mauritanienne dans la zone de Guerguerate». Et ce, dans une ultime tentative d’imposer un fait accompli à même de changer la réalité sur le terrain et d’empêcher l’avancement des travaux de construction de la route initiés par le Maroc, il y a plusieurs semaines.

 

Officiellement et selon des sources médiatiques du Polisario, une unité armée s’est effectivement déplacée dans la zone le 13 octobre, pour accompagner une équipe de tournage qui relève de la chaîne de télévision polisarienne, partie en reportage sur les côtes atlantiques.

 

Par ailleurs, cette ultime provocation du Polsario intervient au moment où les camps de Tindouf connaissent une vague de protestations sans précédent. Les Sahraouis installés dans les camps protestent, en effet, contre le refus des autorités algériennes de leur délivrer des cartes de «réfugiés», ce qui est dans leur droit, leur permettant de voyager et se déplacer librement.

 

Contrairement à tous les réfugiés du monde, les Sahraouis séquestrés dans les camps ne peuvent se déplacer qu’une fois munis d’un laissez-passer dûment validé par les autorités militaires algériennes. Cependant, ces Sahraouis que l’Algérie considère pourtant comme des «réfugiés» installés sur son territoire ne peuvent ni travailler, ni exercer des activités commerciales et encore moins avoir le droit à la propriété sur son territoire. Ce qui est contraire à la législation internationale en la matière.

 

Les Sahraouis exigent donc des autorités algériennes de leur délivrer des cartes de «réfugiés» leur permettant de se déplacer librement ou, du moins, de les autoriser à sortir des camps de Tindouf chercher refuge ailleurs.

 

Naturellement ces restrictions ne concernent pas les nantis et les membres et les familles de la classe dirigeante qui, eux, bénéficient non seulement de documents algériens pour se déplacer librement à l’intérieur et à l’extérieur du pays, mais également des passeports d’autres pays.

23/10/2016