Lors d’un débat, hier mardi au Parlement européen, des responsables marocains ont expliqué que l’option du référendum, déterrée dernièrement par Ban Ki-moon, n’est et ne peut plus être à l’ordre du jour.

 

«Le Maroc n’a pas peur du référendum et c’est lui qui l’avait proposé». C’est par cette assertion que l’ambassadeur du Maroc en Belgique a commencé son intervention, hier au Parlement européen, lors d’une projection-débat autour des ressources du Sahara.

 

Samir Addahre a expliqué que cette option a été abandonnée du fait de l’entêtement du Polisario et de l’Algérie qui s’opposent à tout recensement des populations concernés, un préalable nécessaire au référendum.

L’ambassadeur marocain, qui assistait à cette projection-débat en compagnie de Menouar Alem, représentant permanent du Maroc auprès de l’Union européenne, a tenu également à rappeler que sur les 65 conflits que l’ONU a eu à traiter lors de toute son histoire, quatre seulement ont été résolus par voie référendaire.

 

C’est dire que l’option du référendum, déterrée par le SG de l’ONU lors de son déplacement début mars en Algérie, est dépassée au moment où la communauté internationale a salué l’offre marocaine d’une large autonomie à ses provinces sahariennes.

 

La projection-débat d’hier concernait un documentaire "Sahara occidental : sources et ressources" de trente minutes qui fait la lumière sur la réalité des ressources au Sahara marocain. Le documentaire est signé par le réalisateur Hassan Bouharrouti.

 

Ouverte au public, la projection-débat s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités de tous bords.

 

07/04/2016