Sahara Elections

Après son appel lancé en août pour le boycott des législatives du 7 octobre, le chef du Polisario saisit l'ONU au sujet de ce rendez-vous démocratique attendu avec impatience par la population du Sahara pour réaffirmer sa participation massive, à travers son attachement au royaume. Eclairage.

La machine de propagande séparatiste s'agite avec une férocité inouie autour des législatives du 7 octobre. Sur les réseaux sociaux, les sites "indépendants" et néanmoins à la botte de l'establishment algéro-polisarien, entre autres supports, multiplient les appels au boycott adressés à la population du Sahara marocain. Fait inédit: la direction du polisario, d'habitude discrète sur cette question, ne fait plus aucun mystère de son "irritation" face à cette échéance démocratique. Le chef du FP, après s'être signalé à l'attention à travers une lettre adressée en août dernier aux détenus de Gdeïm Izik où il a vivement contesté la "légitimité" de ces élections, revient à la charge par le biais d'une correspondance, cette fois au SG de l'ONU, Ban ki-moon.

Dans cette lettre, le chef du Polisario, Brahim Ghali, fait figure de "tuteur" de la population du Sahara dont il prétend être le "représentant exclusif", envers et contre l'avis du droit international, dont celui rendu dernièrement par le premier avocat de la Cour européenne, Melchior Whatelet!

A ce titre, Brahim Ghali, qui fait l'objet d'une poursuite auprès de l'Audience nationale (plus haute juridiction en Espagne) pour crimes contre l'Humanité, conteste jusqu'au droit de la population du Sahara marocain à voter pour qui elle veut, ce qui revient à contester même ce "droit à l'autodétermination", celui-là même dont se gargarisent le front séparatiste et son mentor algérien!

Face à cette levée de boucliers, surgit la question du pourquoi. Le Polisario est un mouvement totalitaire et rechigne, en toute évidence, à toute échéance où il est question d'expression de la volonté populaire. Or, la population du Sahara marocain a déjà fait le choix de voter, et massivement. Pour s'en apercevoir, il n'est qu'à constater que le taux de participation le plus élevé a été enregistré au Sahara marocain lors des communales et régionales du 4 septembre 2015 (62%).

Or, les deux tiers des Sahraouis habitent dans les provinces sahariennes marocaines, et seulement un tiers, 40.000, l'équivalent d'un quartier casablancais!, réside à l'autre bout de la frontière, à Tindouf. Et sur les 40.000 "réfugiés", il faut compter plusieurs milliers de faux Sahraouis "importés" du sud algérien, mauritanien, voire malien!

L'on comprend mieux pourquoi cette participation massive de la population du sud marocain aux élections dérange le Polisario, pour ne pas parler de son sponsor algérien officiel. Cette participation démontre, à qui veut bien voir, l'adhésion de cette population au processus politique de son pays. Et par ricochet, ce rejet clair et net du système autocratique, tortionnaire et liberticide incarné par le Polisario, qui est lui aussi né de la chape de plomb de la dictature militaire algérienne.

L'embarras du Polisario et, par extension, d'Alger, n'a d'égal que sa peur de voir en face cette vérité déconcertante: la population saharienne, en décidant de voter (et massivement), vote en effet pour l'attachement au Maroc. Les allégations algéro-séparatistes sont nulles et non avenues dès lors que la population sahraouie a fait le choix de l'union.

26/09/2016