Le président de l'Association des disparus du polisario, Dahi Akai Ould Sidi Youssef, a appelé la communauté internationale et les Etats épris des valeurs de justice et de démocratie, à faire face aux tortionnaires du front séparatiste, "qu'il faut poursuivre en justice pour les crimes perpétrés dans les geôles des camps de Tindouf en Algérie". 

M. Dahi, qui était samedi soir l'invité de l'émission "Liqaa Khass" diffusée par la chaîne mauritanienne Chinguit TV, a mis en avant "les violations des droits de l'Homme à Tindouf, et toutes les formes de crimes, enlèvements et assassinats, commis par les tortionnaires du polisario, et qui sont assimilables à des crimes contre l'humanité". 

A cet égard, il a présenté des photographies de sahraouis marocains et de Mauritaniens victimes de ces violations, outre les disparus, y compris cinq Européens et un Américain, et dont les noms ont été communiqués à Amnesty International (AI). 

Ces victimes ont fait l'objet de toutes les formes d'exaction de la part des tortionnaires du polisario "qui continuent toutefois de jouir de l'impunité, et de circuler librement dans plusieurs pays européens avec des passeports diplomatiques algériens", a-t-il déploré, estimant que "l'Algérie est tout aussi responsable, en ce sens que ces crimes sont perpétrés sur son territoire". 

Dahi Akai a, dans ce sens, rappelé que son association a présenté un dossier complet devant la Cour pénale internationale et entamé des procédures judiciaires devant des tribunaux espagnols. Ces recours ont été acceptés, et il s'agit là "d'une justice rendue et d'une victoire pour ces victimes", a-t-il assuré. 

Il a, de même, évoqué le dernier rapport d'AI qui s'inquiète de l'impunité dont jouissent les auteurs des violations des droits de l'homme dans les camps du polisario, et dont aucun n'a été présenté à la justice, et pire, certains continuent d'occuper de grands postes de responsabilité. 

Le rapport d'AI, a-t-il ajouté, souligne la nécessité de les limoger et de les traduire en justice en Algérie, qui se doit de veiller au respect des conventions internationales dont elle est partie. 

A rappeler qu'une association des disparus mauritaniens à Tindouf est active en Mauritanie sous l'appellation "Mémoire et Justice", qui oeuvre en vue de rétablir dans leurs droits les victimes des violations des droits de l'Homme et des tortures dans les camps de Tindouf. (MAP). 

 

10/02/2013