Le ministre équatorien des Affaires étrangères se rendra ce jeudi 29 septembre à Tindouf à bord d'un avion militaire. Un déplacement aux allures de provocation de la part d'un régime équatorien plus que jamais isolé sur la scène internationale en raison des frasques de son président, Rafael Correa.

 

Le président équatorien Rafael Correa dépêchera son ministre des Affaires étrangères, Guillaume Long, ce jeudi 29 septembre à Tindouf. Selon un site séparatiste, le jeune émissaire, né en 1977 à Paris, arrivera dans les camps de Tindouf à bord d'un appareil des forces de l'air équatoriennes.

 

Pour rappel, l'Equateur, membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ABA) depuis 2009, avait reconnu la "RASD" en novembre 1983. En 2004, Quito (capitale de ce pays d'Amérique du sud) avait retiré cette reconnaissance, avant de faire une volteface après l'avènement du président populiste Rafael Correa, réputé être autoritaire, anti-pluraliste et hostile à la presse.

 

Adulé, après la déliquescence des frères Castro et la mort du président vénézuelien Hugo Chavez, Rafael Correa est aujourd'hui en chute libre et peine à retrouver grâce aux yeux même de ses partisants, pour ne pas parler des gauchistes du monde auprès desquels il jouissait d'une "bonne image". Les arrestations d'oposants, les censures arbitraires contre la presse, la gestion autoritaire et personnalisée du pouvoir lui ont valu un cinglant désaveu en Equateur, comme partout ailleurs.

 

C'est dans ce contexte qu'intervient l'initiative de ce président (à la fois du pays et du gouvernement), dont la situation du pays n'a rien à envier à celle du Venezuela de Maduro, les deux étant touchés de plein fouet par la chute des hydrocarbures. 

27/09/2016