Un membre de Polisario urine sur le coprs d'un agent de protection civile

Le front Polisario est déterminé à “politiser” le procès de 24 personnes détenues à l’issue du démantèlement fin 2010 du camp de Gdim Izik, près de Laâyoune. Il mène en effet une campagne de sensibilisation en Europe qui lui a déjà permis de mobiliser en sa faveur l'UPyD espagnol, ainsi que des acteurs internationaux, qui comptent se présenter en tant qu’observateurs lors du procès qui s’ouvrira le 1er février devant le tribunal militaire de Salé.

Les responsables et diplomates du Polisario travaillent d'arrache-pied à la veille de l’ouverture du procès des 24 détenus poursuivis pour les meurtres de membres des forces de l'ordre, dans le cadre du démantèlement du camp de Gdim Izik fin 2010 à Laâyoune.

Selon l’agence Sahara Press Service, porte-parole de la pseudo “République arabe sahraouie démocratique” (RASD), en Espagne, le parti de l’Union pour le progrès et la démocratie (UPyD) a exprimé samedi sa solidarité et son soutien aux 24 “prisonniers politiques sahraouis”, et rappelé au gouvernement espagnol actuel, ainsi qu'à l’Union Européenne, “leur responsabilité”.

Le lobbying du Polisario est allé jusqu'à organiser samedi, place du Trocadéro à Paris, un rassemblement de quelques centaines de pro-polisario, épaulés par des acteurs associatifs français, qui ont “exigé” la libération des détenus.

Même mobilisation en Grande-Bretagne où Mohamed Limam Ali, représentant du Polisario au Royaume-Uni a déclaré que “les violations des droits de l’Homme au Sahara (…) seront débattues au Parlement britannique”.

Les militants de la RASD se sont également adressés à d’autres pays européens, pour l’envoi d’observateurs internationaux au procès qui doit s’ouvrir ce vendredi devant le tribunal militaire de Salé. Une demande à laquelle l’Italie a favorablement répondu avec l'envoi de deux magistrats, Nicola Quatrano, juge à la Cour de Naples et président de l'Observatoire international des droits de l'Homme (Ossin) et Anna Grillo, magistrate auprès de la Cour de Lagonegro.

En attendant l’ouverture du procès ce vendredi, la diplomatie marocaine semble de son côté s'être momifiée. L’absence d’une mobilisation d’envergure pour défendre l’image marocaine à l’échelle internationale fait l’objet de plusieurs critiques, surtout pour un sujet classé comme cause nationale.

28/01/2013