Le procès des 24 accusés poursuivis dans le cadre des événements liés au démantèlement du camp Gdim Izik, ouvert vendredi matin devant le tribunal militaire à Rabat, a été reporté au 08 février.

Sur demande des avocats des 24 présumés tueurs des éléments des forces de l’ordre, en 2010 à Laayoune et au camp de Gdeim Izik, le tribunal permanent des forces armées royales, a accepté de reporter au 8 février prochain, le procès.

Le procès des 24 accusés poursuivis dans le cadre des événements liés au démantèlement du camp Gdim Izik, ouvert vendredi matin devant le tribunal militaire à Rabat, a été reporté au 08 février.

Ce report a été décidé à la demande des avocats de la défense pour préparer leurs dossiers et convoquer des témoins.

L'ajournement a été également motivé par la requête de prévenus pour que leurs avocats, absents lors de l'audience, soient présents au procès.

Des sources sur place, ont indiqué que la décision du tribunal a fortement colérés les familles des 11 éléments des forces de sécurités, victimes tués et mutilés par les prévenus lors du démantèlement du camps de Gdeim Izik en novembre 2010. 

En effet, constitués en collectif de familles des victimes, les proches des 11 assassinés, avaient appelé via un communiqué à ce que la paix soit faites aux âmes des leurs, disparus dans d’atroces conditions, en faisant chemin à la justice, en punissant les 24 accusés qui furent filmés en train de commettre leurs crimes : Egorger des éléments des forces de sécurités et uriner sur leurs corps qui se vidaient encore de leurs sangs. 

Le procès qui s’est ouverts ce matin à Rabat, a été l’occasion de re-visionner l’enregistrement audio-visuel qui montre les prévenus commettant leurs actes. 

La défense de ceux-ci, rapportent des sources sur place, a exigé que soit appelé à la barre des témoins, l’ex ministre de l’intérieur, Taieb Charkaoui, ce que le tribunal et le procureur du Roi auraient accepté.

01/02/2013