Le verdict est tombé, ce mercredi matin, dans le procès des vingt-trois activistes séparatistes mis en cause dans la tuerie qui a coûté la vie à 11 éléments des forces de l’ordre, en novembre 2010, dans le camp de Gdeïm Izik.

La Chambre criminelle près la Cour d'appel à Salé a rendu, ce mercredi 19 juillet à l'aube, son verdict dans l'affaire Gdeïm Izik dans laquelle étaient poursuivis 23 accusés. Les peines prononcées à l'encontre de ces derniers vont de deux ans de prison ferme à la perpétuité.

L'affaire a été mise en délibéré hier mardi 18 juillet.
Les avocats de la partie civile avaient émis le souhait que le jugement soit "à la hauteur des faits reprochés".

Dans le détail, Almachdoufi Ettaki et Zayyou Sidi Abderrahman ont écopé de deux ans de prison ferme, contre 4 ans et demi pour El Bakkay Laarbi, 6 ans et demi pour Dich Eddafi, 20 ans pour Toubali Abdellah, Tahlil Mohamed et Khadda Lbachir.

De plus, Dah Hassan, Boubit Mohamed Khouna, Faqir Mohamed, Haddi Mohamed Lamine et Zaoui Lahcen ont été condamnés à 25 ans d’emprisonnement, contre 30 ans pour Asfari Ennaama, Banga Chikh et Bouryal Mohamed.

La chambre criminelle de Salé a condamné à la prison à perpétuité Abhah Sidi Abdellah, Al Ismaïli Ibrahim, Bani Mohamed, Boutankiza Mohamed Lbachir, Laâroussi Abdeljalil, Lakhfawni Abdallah, Lamjid Sidi-Ahmed et Sbaï Ahmed.

En revanche, elle a décidé d’abandonner toutes les poursuites à l’encontre de certains accusés pour «constitution d'une bande criminelle». L’accusation de «violence contre les forces de l’ordre publiques lors de l’accomplissement de leur fonction» ayant entraîné des blessures, a toutefois été maintenue.

La Cour a décidé de transférer les fonds saisis au profit de l’Etat, tandis que les autres objets vont être détruits.

19/07/2017