L'importance du projet d'autonomie comme solution rationnelle, crédible et sérieuse du conflit du Sahara a été soulignée, dimanche à Doha, par la vice-présidente du Centre de recherche et d'étude en sciences sociales (CRESS), Amina Messaoudi, et le directeur du Centre d'Etudes Constitutionnelles et Politiques (CECOP) au Maroc, M'Hamed Maliki.

Intervenant lors d'une rencontre sur le thème ''le Maghreb dans le sillage des mutations régionales actuelles", organisée par le centre d'études "Aljazeera", Mme Messaoudi a indiqué que la proposition marocaine d'accorder une autonomie élargie aux provinces du Sud, présentée en 2007 par le Royaume, a été largement saluée par la communauté internationale compte tenu qu'elle respecte les normes internationales en la matière.

Qualifiant cette proposition d'audacieuse et de courageuse, la vice-présidente du CRESS a souligné que cette initiative propose d'accorder d'importantes et de larges prérogatives aux provinces du Sud.

Elle a également tenu à rappeler que la question de l'identité Sahraouie est présente dans les dispositions de la nouvelle Constitution, faisant remarquer que cette question est aussi présente en force dans le projet d'autonomie qui appelle à la promotion du patrimoine sahraoui Hassani.

Dans une lecture de ce projet d'autonomie, Mme Mesaoudi a relevé que "le statut d'autonomie, résultat des négociations, sera soumis à une consultation référendaire des populations concernées", laquelle consultation constitue, conformément aux résolutions de l'assemblée générale des Nations Unies et de la Charte de l'ONU, un libre exercice du principe d'autodétermination.

Pour sa part, le président du CECOP a souligné que la proposition d'autonomie présentée par le Maroc a recueilli un large consensus international compte tenu de son réalisme et de sa crédibilité pour trouver une solution à un conflit qui dure depuis plus de 30 ans.

Cette initiative marocaine, basée sur une approche rationnelle, ne peut être ignorer, a-t-il relevé.

Les travaux de cette rencontre, de deux jours, ont été axés sur plusieurs thèmes dont ''les réformes politiques et constitutionnelles au Maghreb'', ''les projets de développement et les relations économiques : opportunités et enjeux'', ''les répercussions du printemps arabe sur la région maghrébine'', ''la crise au nord du Mali et son impact régional'', ''l'union du Maghreb arabe : le contexte régional et international'', ''le Maghreb et l'Orient : contextes inclusifs''.

Le colloque a été marqué par la participation de chercheurs, politiciens et acteurs associatifs en provenance de Libye, de Tunisie, d'Algérie, de Mauritanie et du Maroc qui a été représenté par une pléiade d'académiciens dont Mmes Amina El Messaoudi et Naïma El Bali et MM. Adil El Moussaoui et Mohamed El Maliki. FG---TRA. AJ. 

 

18/02/2013