La première mouture du projet de résolution du Conseil de sécurité élaborée par les Etats-Unis «insiste sur l'urgence pour la MINURSO de reprendre immédiatement ses fonctions au Sahara». Révélations.

 

La première version du projet de résolution élaborée par les Etats-Unis et ébruitée, ce mardi soir, dans les couloirs du Conseil de sécurité, est résolument hostile au Maroc. Cette première mouture, dont Le360 a eu vent, souligne «l'urgence pour la MINURSO de reprendre, immédiatement, ses pleines fonctions au Sahara occidental».

 

Le draft, tel qu’il est présenté par les Etats-Unis, appelle également à la prorogation du mandat de la MINURSO pour soixante jours supplémentaires». Il appelle le secrétaire général de l’ONU à présenter un nouveau rapport sur la situation au Sahara, au terme de ces deux mois.

 

Par ailleurs, il recommande aux parties en conflit de reprendre les négociations, de bonne foi et sans conditions préalables.

De surcroît, il appelle les deux parties à respecter "l’accord de cessez-le-feu", dans une allusion claire à l’incident des tirs par une unité des Forces armées royales sur un troupeau de dromadaires et un chamelier qui approchaient du mur de défense marocain.

 

Il faut préciser que cette version présentée par les Etats-Unis n’est pas définitive et, donc, sera discutée et amendée. Mais elle donne déjà une idée de la nature de la mobilisation des ennemis de l’intégrité territoriale du royaume du Maroc et du secrétariat général de l’ONU, via le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, l’ex-secrétaire d’Etat US pour les affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, et l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Christopher Ross, ancien ambassadeur américain à Alger.

 

Le roi Mohammed VI avait déjà anticipé, dans son discours prononcé à Riyad en ouverture du premier Sommet Maroc-Pays du CCG, sur le double langage de certains alliés traditionnels du Maroc. Cela se confirme aujourd’hui avec ce projet de résolution, délibérément hostile au Maroc.

 

Il faut préciser que ce projet de résolution, qui n’est pas définitif, augure de grandes tractations dans les coulisses du Conseil de sécurité. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Maroc fait l’objet de résolutions hostiles à ses intérêts. Mais il a toujours su faire face à  la situation.

27/04/2016