Le président Abdelaziz Bouteflika a indiqué, dans un message à l'occasion de la révolution du 1er Novembre, que l'Algérie "appuie avec rectitude le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination". Rien que cela!

Abdelaziz Bouteflika a adressé un "message" à l'occasion de la Révolution du 1er Novembre 1954, qui marque le début de l'insurrection algérienne pour se libérer du joug du colonialisme français.

 

Dans ce message, diffusé "exclusivement" dans les colonnes de la revue "Afrique-Asie", le chef d'Etat algérien -que l'appétence pour un cinquième mandat semble avoir sorti de son silence comateux!-, devait naturellement placer un mot de reconnaissance envers le Maroc, fer de lance de la Révolution maghrébine pour chasser le spoliateur français.

Est-il besoin de rappeler que l'Oriental marocain a servi de base de repli pour les "moudjahidines" algériens, dont le fameux "clan d'Oujda" constitué de feu Houari Boumediene et Ahmed Ben Bella, sans oublier Abdelaziz Bouteflika qui, faut-il le préciser encore une fois, est né dans la capitale de l'Oriental? Est-il besoin encore de rappeler "l'aide substantielle" apportée par feu Mohammed V au peuple algérien frère pour recouvrer son indépendance? Et ce cortège de résistants marocains, dont feu Hachemi Taud, qui se sont rendus à leurs risques et périls en Algérie pour entraîner leurs frères algériens?

 

Contre toute logique, le président Bouteflika a fait l'impasse sur le rôle clef joué par le Maroc dans l'obtention de l'indépendance de son pays. Pire encore, il a préféré nous rendre le mal pour le bien et jouer la provocation à l'égard du peuple marocain. "L'Algérie appuie avec rectitude le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a-t-il indiqué, cultivant sciemment l'amalgame entre une cause vraie, celle du peuple palestinien martyrisé, et une autre surréaliste nommée "cause du peuple sahraoui"!

 

"L'Algérie demeure constante dans sa solidarité avec le peuple palestinien pour l'édification de son Etat indépendant et souverain, tout comme elle appuie avec rectitude le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a-t-il enfoncé, dans un message où la falsification des faits l'emporte sur le "devoir de vérité" sur une lutte maghrébine commune pour la liberté.

 

Une liberté qui, vue d'Algérie, reste illusoire, quand on sait que le peuple algérien frère continue de subir la chape de plomb de la dictature militaire, celle des "anciens officiers de l'armée française", comme l'a récemment souligné Ammar Saïda, avant d'être débarqué de la tête du Front de libération nationale (FLN).

03/11/2016