Elbio Rosselli, ambassadeur de l'Uruguay à l'ONU.

Après avoir fort parié sur le briefing de Christopher Ross et de Kim Bolduc pour arracher au Conseil de sécurité une prise de position hostile au Maroc, Elbio Rosselli, représentant de l'Uruguay (et du Polisario!) à l'ONU, déchante.

 

L’ambassadeur uruguayen traînait une gueule d’enterrement, à l’issue de la séance de briefing hier mardi 18 octobre de l’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara, Christopher Ross, et la chef de la MINURSO, Kim Bolduc. A la question de savoir si ce briefing a donné lieu à des résultats, l’ambassadeur de l’Uruguay auprès de l’ONU, Elbio Rosselli, a eu cette réponse laconique et très significative: «Aucun»!

 

Et pourtant, les attentes formulées par l’Uruguay, le Venezuela, entre autres relais d’Alger et du Polisario au Conseil de sécurité, étaient énormes. Autant d’ailleurs que celle de l’ex-ambassadeur des Etats-Unis à Alger, Christopher Ross, qui pariait sur un «soutien» du Conseil de sécurité pour reprendre son bâton de pèlerin et reprendre son ballet régional dans une tentative déclarée de relancer le processus de négociations, bloqué depuis 2013 en raison, notamment, de son parti pris flagrant en faveur de la partie adverse.

 

Circulez,  il n’y a à rien à voir! A part que le projet de nouvelle tournée, qui était prévue début octobre et reportée en raison de l’échéance électorale du 7 octobre au Maroc, est toujours en mode «discussion» à l’ONU, a indiqué le porte-parole du SG de l’ONU, Stéphane Dujarric, en réponse à la question d’un journaliste hier mardi 18 octobre à l’issue du briefing de Ross.

Las, l’ambassadeur uruguayen, Elbio Rosselli, en est réduit à broyer du noir. «Le processus politique est dans l’impasse complète. Les parties ne se parlent pas. Le représentant (spécial du SG de l’ONU) n’a pas pu organiser une visite dans la région», a-t-il déploré au micro de nos confrères d’Innercity.

 

L’on ne sait vraiment pas de quel «processus politique» l’ambassadeur uruguayen veut parler, sachant que la partie adverse dont il se veut être l’avocat, pour ne pas évoquer ces fonctionnaires onusiens devenus une caisse de résonance des cris d’orfraie séparatistes, a réussi à saper tous les efforts et à étouffer tous les espoirs nés du lancement en 2007 du processus de Manhasset, sur la base de l’Initiative marocaine pour l’octroi d’un statut d’autonomie au Sahara.

 

Et ce n’est pas tout! L’ambassadeur uruguayen serait inquiet aussi pour l’avenir de la MINURSO. «Le retour de la MINURSO à sa pleine fonctionnalité est lent», a-t-il encore relevé, en jetant la pierre au Maroc, accusé faussement de faire obstruction à ce retour. Son excellence oublie que la responsabilité en incombe plutôt à l’ONU, et que le retard est dû aux lenteurs bureaucratiques du fameux «gadget». Il feint d’oublier également que la cause de cette crise est le SG sortant de l’ONU, Ban Ki-moon qui, lors de son déplacement début mars dernier à Tindouf et Alger, avait qualifié le Sahara  de «territoire occupé», foulant ainsi aux pieds tous les principes contenus dans la Charte de l’ONU, dont cette neutralité stipulée dans l’Article 100 de ladite charte.

 

Voilà une vérité que l’ambassadeur uruguayen, entres autres VRP de la thèse algéro-séparatistes, n’ose pas regarder en face. Simplement hypocrite!

19/10/2016