Dans son rapport, distribué hier lundi 10 avril aux quinze membres du Conseil de sécurité, le SG de l’ONU Antonio Guterres a superbement ignoré les rodomontades servies par le commissaire algérien à l’Union africaine, le dénommé Ismaël Chergui, suite à sa «réunion ad hoc» du 20 mars à Addis-Abeba.

 

Les gesticulations du commissaire algérien à la paix et à la sécurité, le dénommé Ismaël Chergui, n’ont finalement pas eu l’effet escompté par ses maîtres galonnés tapis au luxueux Club des Pins, à Alger. Dans le rapport du secrétaire général de l’ONU, soumis hier lundi à l’approbation des quinze membres du Conseil de sécurité, il n’est fait nullement mention des «recommandations» émises au nom du Conseil de paix et de sécurité relevant de l’UA, à l’issue de la «réunion ad hoc» que ledit commissaire a convoquée le 20 mars au siège de la structure panafricaine, à Addis-Abeba, au sujet du Sahara.

 

Antonio Guterres n’est pas dupe des manœuvres de l’Algérien et encore moins de l’autorité dont relève le conflit du Sahara: l’ONU. L’Algérien Chergui a beau présider la commission la plus importante de l’UA et la transformer en outil devant servir les intérêts d’Alger (et par conséquent résolument hostile au Maroc), il en est réduit au soliloque. En outre, il essuie un double revers, dans la mesure où il grille ses cartouches de façon outrageusement partiale envers son pays. Ce qui ne manquera pas de générer des résistances de la part des pays membres de l’UA. Ensuite, il constate avec amertume que sa voix et son rapport fumeux sont renvoyés à leur insignifiance devant l’instance onusienne.

 

Alger qui pariait sur l’UA pour tenter de donner du fil à retordre au Maroc sur la question de son intégrité territoriale s’est plutôt ramassée. Et comme si une gifle en appelait une autre, la seconde lui est administrée par le SG de l’ONU, qui a superbement ignoré les billevesées dudit commissaire algérien à l’UA, réduit à sa juste mesure: celle d’un vulgaire personnage qui prêche dans le désert.

12/04/2017