Les propos ''irresponsables'' tenus par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon à Alger sur la question du Sahara, 'affaiblissent et décrédibilisent les instances onusiennes'', soulignent plusieurs députés européens.

 

Ils estiment dans un communiqué qu'ils ont rendu public jeudi que Ban Ki Moon a tenu des propos 'inacceptables à l'encontre du Maroc outrepassant sa fonction et sa mission''.

Ces propos 'créent des tensions inutiles et sont des attaques graves à l'encontre du Maroc, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale en violation totale avec le droit international'', affirment ces eurodéputés dont Rachida Dati, Gilles Pargneaux, Gérard Deprez, Ramona Nicole Manescu, Stefano Maullu, Norica Nicolai, Angelika Niebler, Franck Proust, Frédérique Ries, Dominique Riquet, Robert Rochefort, Marc Tarabella, Traian Ungureanu et Iuliu Winkler.

 

L'ONU et son secrétaire général, poursuivent-ils, ne doivent pas prendre part à 'une opération de désinformation, de manipulation des opinions et d'acharnement irresponsable à l'encontre du Royaume du Maroc'', relevant que Ban Ki Moon 'doit retirer ses propos et rappeler les négociations menées sous l'égide de l'ONU. Il doit également respecter, et c'est son rôle, les dispositions contenues dans la résolution adoptée en 2015 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, seul organe compétent pour gérer le dossier relatif au Sahara''.

 

Les députés européens signataires du communiqué notent également que le SG de l'ONU 'aurait dû dénoncer l'absence regrettable de recensement dans le camp de Tindouf, ainsi que les détournements de l'aide humanitaire, révélé par l'OLAF, le Haut-Commissariat aux Réfugiés et le Programme Alimentaire Mondial''.

Tout en insistant que ces propos sont de nature à entacher 'gravement la fin de mandat'' de M. Ban Ki Moon, les eurodéputés réitèrent le rôle stratégique que joue le Maroc dans la région.

 

'Nous savons combien le Maroc est indispensable voire vital pour l'Europe et sa sécurité. L'actualité le démontre tous les jours par le démantèlement de filières djihadistes, l'arrestation de terroristes et les attentats déjoués sur le sol européen'', concluent-ils.

 

Le gouvernement marocain a exprimé, mardi, les plus vives protestations contre les propos du secrétaire général de l'ONU sur la question du Sahara marocain, relevant avec ''grande stupéfaction les dérapages verbaux, les faits accomplis et les gestes de complaisance injustifiés de Ban Ki-Moon durant sa récente visite dans la région".

 

11/03/2016