La question du Sahara marocain et les moyens de renforcer les relations entre le Maroc et la Colombie ont été lundi au centre des entretiens du président de la chambre des conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah, avec les membres d'une délégation parlementaire colombienne conduite par la présidente de la commission des relations extérieures au sénat, Mme Myriam Paredes.

 

Lors de cette entrevue, M. Biadillah a abordé les relations entre les deux pays, émettant l'espoir de voir la visite de la délégation colombienne au Maroc contribuer au renforcement et au développement des relations bilatérales dans l'intérêt des deux peuples et des deux pays amis, indique un communiqué de la chambre des conseillers.

 

Après avoir salué ''la sage position'' de la Colombie qui a retiré sa reconnaissance à la fantomatique "rasd" en 2000, le président de la chambre des conseillers a mis l'accent sur l'importance de la proposition marocaine d'accorder une autonomie dans les provinces du sud en tant que solution politique, juste et durable permettant aux Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf de regagner leur pays et de gérer leurs affaires eux-mêmes avec les autres habitants de la région dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'unité territoriale du Royaume.

 

A cet égard, M. Biadillah a affirmé que ''les événements sanglants qui se déroulent, actuellement, aux environs de Tindouf (nord du Mali) renforcent, d'une part, la proposition marocaine de règlement de ce conflit, et confirme la justesse de la décision de la Colombie de retirer sa reconnaissance d'une entité fantomatique'', ajoute le communiqué.

 

Le président de la chambre des conseillers a estimé que la visite de la délégation parlementaire colombienne intervient dans une conjoncture marquée par des mutations profondes eu égard aux réformes structurantes engagées par le Royaume du Maroc sur tous les plans sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, couronnées par la constitution du 1er juillet 2011 qui a permis d'amorcer ''une transition démocratique en douceur dans notre pays dans une conjoncture régionale et internationale difficile''.

 

M. Biadillah a insisté sur les plus importants acquis contenus dans la nouvelle constitution à travers la consécration constitutionnelle de la pluralité de l'identité marocaine, la consolidation du principe de séparation et d'équilibre des pouvoirs, l'élévation de la justice au rang de pouvoir indépendant, le choix du chef du gouvernement au sein du parti vainqueur des élections, le renforcement des mécanismes de moralisation de la vie publique, le souci de lier la responsabilité à la reddition des comptes, la constitutionnalisation des instances en charge de la bonne gouvernance, des droits de l'Homme et de la protection des libertés et le renforcement du rôle de l'opposition parlementaire.

 

Pour leur part, les membres de la délégation parlementaire colombienne ont salué les relations qu'entretiennent les deux pays, saluant les réformes structurelles engagées au Maroc qui ont été couronnées par la nouvelle constitution contenant des mécanismes consacrant la démocratie, la bonne gouvernance et l'égalité entre les femmes et les hommes.

 

Les membres de la délégation ont souligné que leur pays soutient la proposition marocaine d'instaurer une autonomie dans les provinces du sud qui est à même d'apporter une solution définitive à ce conflit, appelant à développer les relations commerciales, économiques et financières entre le Royaume du Maroc et la Colombie. Ils ont aussi mis en exergue la position stratégique privilégiée du Royaume, proposant la création d'un groupe d'amitié parlementaire entre la chambre des conseillers marocaine et le parlement colombien.

 

Lors de cette rencontre, le président de la chambre des conseillers a été décoré par la présidente de la commission des relations extérieures au sénat colombien de l'Ordre de la Démocratie, décerné par le parlement colombien. 

29/01/2013