Le rapport que vient de publier le SG de l'ONU ne fera que rendre l’option du référendum encore plus improbable. C’est l’aveu de Benattallah Halim, ancien ministre et ex-ambassadeur algérien auprès de l’UE et de l’OTAN.

 

L’ancien ministre et diplomate algérien Benattallah Halim s’exprimait, ce jeudi 21 avril, dans une tribune publiée sur les colonnes du «Quotidien d’Oran». 

 

«Tant que le statu-quo politique prévaudra au Sahara occidental, que la stabilité du Maroc sera préservée et que la sécurité dans la région ne sera pas menacée, le Conseil de Sécurité se limitera à des décisions allant dans le sens d'un immobilisme défavorisant le Front Polisario», estime cet ancien secrétaire d'Etat à la communauté algérienne à l'étranger.

 

Pour Benattallah Halim, «l'attitude du Conseil de Sécurité, qui se révèle peu favorable au Front Polisario, oblige à constater que l'organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationale affiche une position contreproductive pour la tenue du référendum».

 

«A n'en pas douter, les membres permanents ne sont pas en faveur de la naissance d'un nouvel Etat dans le Maghreb susceptible de réveiller les nombreuses velléités indépendantistes, encore vivaces de par le monde, y compris au sein de pays membres permanents», admet l’ancien diplomate algérien.

 

«La France veille, tout particulièrement, à ce que cela n'advienne pas dans le Maghreb. Comment d'ailleurs pourrait-elle accepter un autre référendum d'autodétermination dans sa région?», poursuit Benattalah Halim.

 

21/04/2016