Madrid - Le réseau de la société civile marocaine au Pays Basque et dans le Nord de l'Espagne a dénoncé les agissements des autorités algériennes, qui continuent d'imposer "un blocus inique aux séquestrés des camps de la honte installés sur son territoire et sous sa protection en violation flagrante des chartes humanitaires et des principes internationaux".

Dans un communiqué adressé à la MAP à l'occasion de la journée mondiale des droits de l'homme, célébrée le 10 décembre de chaque année, l'ONG a exprimé son étonnement face au mutisme observé par "la communauté internationale et le haut commissariat aux réfugiés (HCR) sur ce crime abject perpétré par les autorités algériennes et leur création (le polisario) depuis près de quatre décennies sans faire l'objet d'une interpellation ou d'une sanction". 

 

Le réseau, qui regroupe plusieurs associations de la communauté marocaine établie dans le Nord de l'Espagne relève également que la célébration de la journée mondiale des droits de l'Homme intervient, cette année, quelques semaines après la commémoration du premier anniversaire de l'éloignement forcé du militant Mustafa Ould Salma Ould Sidi Mouloud de ses enfants et de sa famille, en raison de sa position et de ses opinions audacieuses au sujet de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume. 

 

A travers ce communiqué adressé à l'opinion publique internationale, le réseau qui se veut "le représentant de la société civile marocaine au Pays Basque et du Nord de l'Espagne", entend "attirer l'attention et sensibiliser les consciences vives de part le monde sur cette violation flagrante de la charte sur les droits de l'Homme que constitue la situation illégale et contraire à tous les principes internationaux", souligne-t-on de même source. 

 

Tout en dénonçant l'incapacité de la communauté internationale à trouver une "issue honorable" à ce cas humanitaire, le réseau, basé dans la ville Basque de Vittoria, "condamne avec fermeté les souffrances endurées par ce militant attaché à ses positions courageuses et à son droit à la liberté d'expression, appelant à mettre fin à son calvaire et à lui permettre de rejoindre sa famille dans les camps de Tindouf en lui assurant toutes les garanties juridiques". 

 

Le réseau lance également un appel pour assurer la protection physique de Mustafa Salma Ould Salma ainsi que celle de sa famille et pour lui permettre d'exprimer librement sa position partagée par un grand nombre des fils des provinces du sud séquestrés à Tindouf et qui sont en faveur du projet d'autonomie comme solution juste et durable à la question du Sahara, conclut le communiqué. 

 

02/12/2012