La récente résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le renouvellement du mandat de la MINURSO met en cause "clairement le rô le central" de l'Algérie dans le conflit régional autour du Sahara, affirme le directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques de Paris (OEG), Pr Charles Saint-Prot.

Dans une tribune publiée lundi sur le site des questions de défense et de sécurité "theatrum-belli.org", le juriste français épingle Alger pour son soutien aux séparatistes du Polisario et ses vaines tentatives de convaincre la communauté internationale qu'elle n'est pas partie prenante dans le conflit du Sahara. 

 

"Tout récemment, le 25 avril 2013, la résolution 2099 du conseil de sécurité des Nations unies a invité les +Etats voisins+ à s'impliquer en vue de mettre fin à l'impasse actuelle dans ce conflit, ce qui revient clairement à mettre en cause le rô le central de l'Algérie", argumente-t-il. 

 

Et les dénégations d'Alger "ne dupent d'ailleurs personne puisque tout le monde sait que le Polisario est la création du régime algérien sous Boumediene" et reste l'un "des derniers résidus de la guerre froide", assure-t-il. 

 

Dans son décryptage, le Pr. Saint Prot note également que "les vieilles méthodes de désinformation du bloc communiste sont combinées avec le recours à des agences de communication et des organisations utilisant la technique du soft power", comme en témoigne la mobilisation d'ONG étrangères "auto-investies dans la +défense des droits de l'Homme+ selon des critères qui leur sont propres" pour médiatiser de prétendus incidents. 

07/05/2013