Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a distribué dans l’après-midi un draft avancé de son rapport annuel.

Le Quid s’est procuré une copie de ce rapport, où Antonio Guterres salue la réponse positive du Maroc et demande au CS de d’exiger un retrait “total et inconditionnel” du polisario. Compte-rendu.

 

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué lundi à New York, la “réponse positive” du Maroc à son appel au retrait des parties de la zone tampon de Guerguerat et demande au Conseil de Sécurité d’exiger un retrait “total et inconditionnel” du polisario de la zone tampon, dans un draft avancé de son rapport annuel, dont le Quid s’est procuré une copie.

 

“Profondément préoccupé” par la présence continue d’éléments du Polisario dans la zone tampon, et aux défis qu’elle connaît et “reconnaissant que la situation actuelle risque d'entraîner une rupture du cessez-le-feu”, Guterres demande au CS de l’ONU “d’exiger du Polisario un retrait total et inconditionnel de la zone tampon”. Pour rappel, le Maroc s’est retiré de cette région le 26 février dernier.

 

Dans ce rapport dont une copie avancée a été distribuée dans l’après-midi aux Quinze, et où il “salue la réponse positive du Maroc à (son, NDLT) appel” au retrait de la zone tampon, il souligne également la décision du Royaume du retour à la pleine fonctionnalité de la MINURSO. “La mise en œuvre de la décision du Maroc communiquée les 4 et 5 avril pour permettre à tous les membres du personnel de la MINURSO de revenir, permettra le retour à sa pleine fonctionnalité”, a-t-il dit.

 

A rappeler que le Maroc a conditionné ce retour par l'exigence du respect du principe de neutralité et de non-ingérence, conformément au mandat qui leur a été initialement fixé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Guterres a également appelé au recensement des populations dans les camps de Tindouf en Algérie, une  “considération que le Conseil de sécurité a réitéré dans sa résolution 2285 (2016)”, a-t-il dit. L’Algérie et le Polisario refusent l’enregistrement des populations dans les camps malgré les appels répétés du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le Secrétaire général dont c’est le premier rapport sur le Sahara marocain depuis son élection à la tête de l’Organisation mondiale, a, en outre, l'intention de proposer que le processus de négociations soit relancé dans le cadre d’une “nouvelle dynamique et un nouvel esprit qui reflètent les orientations du Conseil, dans le but de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable”.

 

Le rapport du Secrétaire général demande en conclusion la prorogation de 12 mois du mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril 2018.

11/04/2017