L’abandon rapide par l’administration Obama de son avant-projet d’élargir aux questions des droits de l’homme, le mandat de la MINURSO, continue de susciter nombreuses questions sur ses tenants et motivations.

Après s’être faite championne de l’élargissement aux questions des droits de l’homme, du mandat de la MINURSO au Sahara, prenant ainsi partie pour l’Algérie et son sous-traitant le Polisario, la diplomatie américaine a rapidement plié et fait marche arrière sur son projet qui a sérieusement mis en colère Rabat. 

 

Ainsi selon la lettre hebdomadaire d’information Maghreb Confidentiel, Washington, qui a réussi par son projet, à mettre en colère, le pourtant réputé très calme, Roi du Maroc, aurait vite reculé sur sa décision, après que le souverain lui ait transmis dans des mots trés aiguisés, ses menaces de mettre la MINURSO à la porte. 

 

Maghreb Confidentiel qui émet depuis Paris, a ajouté que le Roi Mohammed VI aurait chargé personnellement l’ambassadeur permanent du Maroc à l’ONU, Mohamed Loulichki de transmettre ses avertissements, à l’ambassadrice américaine pro-Algérie et auteure dudit projet, Susan Rice ; cela s’est passé le 20 avril, soit deux jours avant la tenue du huis clos à la sortie duquel, les USA disaient leur reculade. 

 

Le Roi Mohammed VI, rajoute la même source, aurait, en parallèle, piloté lui-même des contacts d’urgence avec François Hollande, alors que le patron du contre espionnage marocain, le directeur de la DGED, Mohamed Yassine Mansouri, faisait un ratissage en profondeur, pour mobiliser contre ce projet, dans les centrales d’intelligences américaines à Washington, toutes alliées du Maroc dans leur sempiternel guerre commune contre le terrorisme. 

 

A noter qu’une nouvelle résolution sur le Sahara, au moment de l’écriture de ses lignes, est en vote au conseil de sécurité à l’ONU.

25/04/2013