"Ce que font les autorités algériennes n'est qu'un réglement de comptes et une vengeance de l'audace et du courage du Roi Mohammed VI qui a critiqué fermement, le 11 octobre dernier, la position de l'Algérie quant au conflit à propos du Sahara" a déclaré Rowaida Mroue, l'activiste des droits de l'homme et présidente exécutive de l'ITCR Center en réaction aux dernièrs propos hostiles des autorités algériennes.

"On ne peut pas parler de réformes en Algérie tant qu'il y a un seul parti qui gouverne, une situation qui rappelle la scène politique égyptienne sous l'ère Moubarak et qui se répète depuis les trois mandats de Bouteflika" précise Rowaida Mroue. 

 

L'activiste libanaise s'indigne du fait qu'un président qui passe plusieurs mois dans les hôpitaux de Paris et de Genève soit présenté par son parti pour un quatrième mandat. 

 

Rowaida Mroue ajoute que le président algérien aurait dû au moins présenter un autre dirigeant de son parti pour le prochain mandat, ce mandat convoité par Bouteflika voulant tout simplement "rassurer" sur l'avenir du pays et surtout sur les investissements économiques liés à la personne de Bouteflika; ceci montre ce qui est bien clair pour tous, à savoir que les véritables dirigeants du pays sont autres que Bouteflika qui n'est là que pour préserver leurs intérêts à l’intérieur et à l'extérieur du pays. 

 

Par ailleurs, Mroue assure que cette réaction algérienne vise essentiellement la personne du Roi Mohammed VI qui est devenu un important allié économique et sécuritaire de l'Afrique, alors que l'Algérie s'est "trempé" récemment dans le soutien des politiques séparatistes dans le continent. 

 

La militante libanaise se demande qui prend les décisions majeures en Algérie depuis quelques mois, sachant que le président est malade, ce qui pose plusieurs interrogations sur la réélection d'un homme malade et faible politiquement pour la présidence algérienne. 

 

Rouwaida Mroue précise également que ce jeu de propagande que font les médias algériens de prétendre à une maladie du Roi du Maroc et de taire la véritable maladie du président algérien est bien bas et n'est même pas au niveau de la concurrence entre deux pays voisins. 

 

La militante pointe, finalement, du doigt la "schizophrénie" du pouvoir algérien qui prétend ne pas faire partie du conflit du Sahara mais se permet d'intervenir dans la souveraineté du Maroc sur son Sahara et de prétendre donner des leçons sur les droits de l'Homme au Maroc qui a fait de très grands progrès dans ce domaine, un progrès attesté par l'ONU et l'UE au moment où plusieurs libertés sont encore absentes en Algérie, ce qui pourrait nous pousser à se dire: "Quelle honte cette prostituée qui parle pudeur"

02/11/2013