Le Sénégal a estimé, vendredi à New York devant la 4ème commission de l'ONU, que l'Initiative marocaine d'autonomie au Sahara est de nature à constituer valablement "une solution équilibrée de compromis" et "contribuer de manière décisive" à une sortie de crise. 

 

L'Initiative marocaine d'autonomie "pourrait valablement constituer une solution équilibrée de compromis en ce qu'elle pose les bases" d'une autonomie au Sahara, à travers la "mise sur pied, au niveau local, d'instances et d'institutions exécutives, législatives et judiciaires dotées de compétences propres", a affirmé l'ambassadeur du Sénégal à l'ONU, Abdou Salam Diallo. 

 

La "concrétisation de cette proposition pourrait, le cas échéant, contribuer de manière décisive à une sortie de crise tant espérée", a-t-il estimé lors de sa déclaration devant les Etats membres de l'ONU. 

 

L'ambassadeur a fait observer que la "stabilité et la cohésion du Maghreb arabe sont en jeu tant cette question a représenté, par le passé et aujourd'hui encore, une source récurrente de tensions entre les différentes parties impliquées ou intéressées". 

 

Il a de même, averti contre les "risques et dangers multiformes attachés à ce différend (qui) se trouvent pour ainsi dire exacerbés par l'instabilité croissante de la région sahélo-saharienne et qui interpelle l'attention de la Communauté internationale". 

 

Ces défis, a-t-il précisé, "ont notamment pour nom : criminalité trans-frontalière, trafic de drogue sans occulter bien entendu le péril extrémiste plus que jamais menaçant". 

 

Et de conclure : "la gravité des enjeux identifiés appelle inéluctablement à la mise en œuvre d'efforts synergiques, conséquents et adaptés, reposant sur la bonne foi et inspirés de la volonté commune d'aboutir à un règlement consensuel".

13/10/2013