La "séquestration" de la jeune Mahjouba, "nouvelle illustration de la violation des droits de l'Homme" dans les camps de Tindouf

Madrid - L'ancien directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Federico Mayor Zaragoza, a souligné que la "séquestration" de la jeune sahraouie Mahjouba Mohamed Hamdidaf, depuis l'été dernier par le polisario, constitue une "nouvelle illustration de la violation des droits de l'Homme" dans les camps de Tindouf.

"Il s'agit bien d'une nouvelle illustration de la violation des droits de l'Homme les plus basiques" dans ces camps contrôlés par l'Algérie, a affirmé l'ancien directeur général de l'Unesco entre 1987 et 1999, dans une déclaration à MAP-Madrid, se disant "très préoccupé" par la situation de la jeune femme de 23 ans, retenue contre sa volonté et menacée de mort si elle tente de s'évader des camps.

"L'affaire de Mahjouba vient mettre à jour un cas d'esclavage", a déploré Federico Mayor, ancien ministre espagnol de l'Education et de la science (1981).

Pour Federico Mayor, président de la Fondation culture de paix et président d'honneur de l'Académie de la Paix, une mobilisation nationale et internationale est nécessaire pour exercer des pressions afin que la jeune sahraouie, qui porte la nationalité espagnole depuis 2012, puisse quitter les camps de Tindouf et reprendre sa vie normale.

Mahjouba, qui travaille depuis quelques mois pour le compte de la "Marie Curie Fondation Care" à Londres, et qui comptait poursuivre ses études supérieures dans la capitale britannique, s'est rendue l'été dernier à Tindouf pour visiter ses parents biologiques. Elle s'est vue ensuite retirer son passeport et son argent pour empêcher son retour en Europe, qui était prévu le 18 août dernier.

L'affaire a été prise en charge par le ministère espagnol des Affaires étrangères et de la coopération qui a entrepris les "démarches nécessaires pour trouver une solution à la situation de la jeune femme".

18/10/2014