Le président du groupe d'amitié France-Maroc à l'Assemblée nationale française, Luc Chatel a réaffirmé jeudi le soutien de Paris au plan d'autonomie marocain pour le règlement de la question du Sahara.

 "Il n'y a pas d'ambigité à ce sujet", a-t-il souligné, d'autant plus que le Royaume est considéré comme "un facteur de stabilité" dans la région, sur fond de la montée de la menace terroriste au Sahel, où la France est engagée dans une guerre contre AQMI et ses alliés dans le Nord-Mali. 

 

"La France a toujours défendu la même position, toujours la même ligne, le soutien à la position marocaine. Elle l'a fait encore récemment à plusieurs reprises. Il n'y a pas d'ambigité sur ce sujet", a-t-il déclaré à la MAP à l'issue d'un entretien avec le président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab, en marge de sa participation à la réunion du Bureau de l'Assemblée parlementaire de la francophonie, ouverte jeudi à Paris. 

 

Cet entretien, le premier depuis l'élection en octobre de Chatel à la tête du groupe d'amitié France-Maroc, a porté sur l'enjeu des relations franco-marocaines et les moyens de les renforcer davantage, notamment à travers la coopération parlementaire entre les deux pays. 

 

Dès son élection, Chatel avait exprimé sa disposition à coopérer avec les parlementaires marocains sur des questions d'intérêt commun, que ce soit dans le cadre du groupe d'amitié qu'il préside ou dans le cadre de la coopération bilatérale de son parti (UMP-opposition) avec les formations marocaines. 

 

Le groupe d'amitié France-Maroc à l'Assemblée nationale française, dont la vice-présidence a été confiée à l'ancienne ministre socialiste Elisabeth Guigou et présidente de la commission des Affaires étrangères au sein de cette instance législative, compte plusieurs personnalités de la majorité socialiste et de leurs alliés de gauche ainsi que des principaux partis de l'opposition.

 

08/02/2013