L'Europe a l'air d'en douter, et pourtant: au sein des provinces du Sud, le développement économique est bel et bien en marche. Tour d'horizon.

 

Dans le contexte de la brouille Maroc-Union Européenne, L'Economiste a choisi, dans son édition du 3 mars, de revenir sur les chantiers structurants lancés dans les Provinces du Sud. Le 40e anniversaire de la Marche Verte a été l'occasion de lancer un vaste programme d'infrastructures. Il s'agit notamment de 200 projets à réaliser sur 5 ans pour une enveloppe totale de 77 milliards de DH. Depuis, le coup d'envoi a été donné.

 

Parmi les grandes réalisations: la voie express Atlantique Sahara (Tiznit-Laâyoune, 555 kilomètres en tout), qui nécessitera la mobilisation de 6,2 milliards de DH, ou encore la construction du port de Dakhla (6 milliards de DH), pour ne citer que c -es exemples. Pourtant, souligne le quotidien économique, le Maroc a pris conscience de la gestion opaque de certains services de l'UE, qui n'ont pas l'air de prendre en compte les efforts consentis dans les provinces du Sud.

 

Au-delà des “chantiers phares”, le royaume dispose d'une véritable vision stratégique pour le Sahara: créer une forte dynamique de développement économique, permettant notamment la création de dizaines de milliers d'emplois et la transformation de cette région en plateforme d'exportation vers toute l'Afrique. Il s'agit donc, déjà, de mettre le moteur en marche et de mettre sur pied un tissu industriel. En témoigne, par exemple, la valorisation des petits pélagiques à Dakhla: un plan de développement prévoyant le lancement de 6 projets pour 1,2 milliard de DH, censés créer 4.300 postes. S'y ajoutent 2,8 milliards de DH d'investissements dans le secteur aquacole au sein de la même région avec, à la clé, près de 3.500 emplois directs.

 

Au niveau de l'agriculture, plusieurs projets prévus sont censés apporter un avantage compétitif important, notamment grâce à une avance de 2 à 3 semaines sur le calendrier de production par rapport au Souss. Cela passera essentiellement par la valorisation de 5.000 hectares en cultures maraîchères sous serre à Dakhla et 1.000 hectares à Boujdour.

 

Et ce n'est pas tout: le royaume a également prévu la valorisation in situ du phosphate de Phosboucraâ, où l'OCP compte investir 16,8 milliards de DH et valoriser les atouts naturels de la région, notamment à travers l'offre touristique, 84 projets dédiés à ce secteur d'activité et une enveloppe de 2 milliards de DH (création de 800 emplois directs). Les infrastructures de la région seront, elles aussi, développées par, notamment, la mise en place de stations de dessalement d'eau de mer pour l'approvisionnement en eau potable.

03/03/2016