Sahara : L’Algérie nourrie le conflit et l’insécurité

Un spécialiste français dénonce l’implication de l’Algérie dans la pérennisation du conflit au Sahara et dans l’instabilité en Afrique

A l’issue de la création de l’Institut Africain de Géopolitique (IAGeo) à Dakar, le professeur Charles Saint-Prot, directeur de l’observatoire d’études géopolitique de Paris, a déclaré à la presse, que le conflit « entretenu par l’Algérie autour du Sahara marocain, est un facteur de crise et de déstabilisation de l’Afrique », avant d’ajouter que c’est « un reliquat de la guerre froide » qui « nuit à la solidarité interafricaine et empêche la construction du Maghreb ».

Selon le directeur de l’observatoire d’études géopolitique de Paris, le Polisario est une « officine séparatiste » qui va à la dérive de plus en plus, en « se rapprochant des narcotrafiquants, de la criminalité et des mouvements terroristes ». Il n’a pas manqué de souligner, à titre d’exemple, les liens « découverts, il y’a à peu près deux ans, entre certains membres du front séparatiste et Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI )».

« On vient de découvrir qu’un certain nombre d’activistes du Polisario ont été tués dans une opération qui se faisait sous le couvert de Daech », a-t-il ajouté avant de préciser que c’est « tout à fait normale de la part d’une organisation qui n’a pas d’issue politique (…) et d’un mouvement dont l’existence n’a que trop duré ».

Saint-Prot a soulevé, par ailleurs, l’obligation grandissante de contrer le radicalisme religieux en faisant la promotion des valeurs de tolérance d’un Islam modéré, en marge du séminaire sur la contribution des musulmans d’Afrique à la lutte anti-Daech, organisé à l’occasion de la création de l’Institut Africain de Géopolitique. Louant dans ce sens l’implication du royaume Marocain dans la lutte anti-terroriste et la promotion d’un Islam du juste milieu, par le biais de la formation des imams africains, entre autres.

17/10/2014