Le Maroc renouvèle "son engagement total envers le processus politique, sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies, basé sur les paramètres clairs fixés par le Conseil de sécurité dans ses dernières résolutions pour parvenir à une solution politique consensuelle" à la question du Sahara, a affirmé lundi devant l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Saad Dine Otmani. "A cet effet, a poursuivi le ministre dans le cadre du débat général de la 68ème session de l’Assemblée générale, le Maroc a interagi avec sérieux et crédibilité avec les appels du Conseil de sécurité à trouver une solution politique définitive et négociée au différend régional sur le Sahara marocain, et ce, à travers son initiative courageuse d’autonomie, reconnue comme étant sérieuse et crédible par les résolutions du Conseil de sécurité adoptées depuis 6 ans". "Toutefois, l’intransigeance des autres parties et leur attachement à une logique passéiste allant à contre courant de la conjoncture internationale, empêche toute évolution vers une solution globale de ce différend artificiel", a-t-il regretté, avertissant que celui-ci "menace, ainsi, la stabilité des pays de la région en créant un terrain propice au terrorisme, à la contrebande et au crime organisé, ce qui soulève des inquiétudes comme indiqué dans le rapport du Secrétaire général du mois d’avril dernier, qui a souligné sa crainte de l’impact négatif de l’instabilité dans le Sahel et exige par conséquent de parvenir à une solution rapide au différend sur le Sahara". Il a rappelé, à cet égard, que les dernières résolution du CS de l’ONU appelle les "autres parties à faire preuve d’un esprit de compromis et de réalisme afin d’aboutir à la solution politique souhaitée par le Conseil de sécurité et soutenue par la communauté internationale". Au niveau régional, a poursuivi le ministre, "le Maroc a toujours œuvré pour la construction d’une Union maghrébine à la hauteur des autres regroupements régionaux, qui deviendrait une force agissante aux niveaux régional et international". Elle contribuerait, a-t-il dit, à "l’instauration d’un partenariat fructueux pour assurer la sécurité et la stabilité des pays de la région et des pays voisins. Ce faisant elle réalisera les espoirs des peuples des cinq pays maghrébins dans la communication, la complémentarité, la stabilité, la cohabitation pacifique". Et de conclure que l’attachement du Maroc à relancer le projet d’union maghrébine, pour assurer la stabilité et la prospérité des cinq pays qui le composent, est "renforcé par sa volonté de faire du projet maghrébin, un outil au service du développement durable et solidaire des peuples du Maghreb et de ses voisins, comme l’a confirmé à nouveau Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lorsqu’il a appelé à l’instauration d’un nouvel ordre maghrébin, ambitieux et prometteur". (MAP).

01/10/2013