Sahara Marocain scandé à Tindouf

Les manifestants de mardi sont passés à un autre stade en scandant « le Sahara est marocain», créant la surprise des forces de répression.

Les éléments du Polisario dépendant du DRS n’arrivent plus à contrôler la situation dans les camps de Tindouf. La contestation de la dictature miniature, au service du système algérien, est en train de prendre une grande ampleur et risque de se transformer en confrontation.

Ainsi, après une série de petites manifestations, de sit-in, d’écriture sur les murs, les choses passent aujourd’hui à une expression plus nette du rejet de la dictature de Mohamed Abdelaziz et des pressions du pouvoir algérien.

Les manifestations à Tindouf n’ont pas cessé de prendre de l’ampleur depuis le début de ce mois à Rabouni, devant le siège d’Abdelaziz. La répression et l’encerclement de Rabouni et la mobilisation des agents du DRS algérien n’ont fait qu’exacerber la contestation. Plusieurs centaines de manifestants ont retourné sur les lieux mardi pour exiger la libération des manifestants arrêtés au début du mois, majoritairement des Rguibat Labihat, qui sont toujours séquestrés dans des lieux inconnus, probablement sous contrôle du DRS algérien, et pour réclamer des sanctions contre les agents qui ont recouru à la répression et à la brutalité contre les manifestants.

Selon Mustapha Salma, plusieurs manifestants ont été gravement blessés, dont Mimouna Lbihi Kharoub qui a perdu un œil, Maata Mbarek Hamdi devenu hémiplégique, Mohamed Sidi Ouba et Khatri Hamada Addi qui ont perdu plusieurs dents.

Les manifestants d’hier sont passés à un autre stade en scandant « le Sahara est marocain», en réaction à la provocation des agents d’Abdelaziz, ce qui a surpris ces derniers, qui ne savaient plus quoi faire.

Le fait que ce slogan soit scandé à Rabouni, devant le siège de la direction du Polisario, a constitué un choc pour les séparatistes et leurs parrains. La nouvelle tactique des manifestants, qui se subdivisent en petits groupes séparés pour disperser les forces de répression, a constitué une surprise.

Les contestataires craignent aujourd’hui les actions de vengeance de la direction du Polisario et des Algériens.

19/11/2014