Le député fédéral belge, Denis Ducarme, a écarté tout règlement du conflit du Sahara à défaut d'un "minimum d'accord entre le Maroc et l'Algérie". 

 

"Il n'y aura pas de solution au différend autour du Sahara sans un minimum d'accord entre le Maroc et l'Algérie", a affirmé jeudi le député fédéral belge dans une déclaration à la MAP, tout en exprimant son regret des derniers développements dans les relations entre Rabat et Alger suite aux provocations algériennes répétées qui ont poussé le Maroc à rappeler son ambassadeur à Alger pour consultation. 

 

Le député belge, membre du Mouvement réformateur (MR), a également souligné que "l'évolution négative" des relations entre les deux pays ne sert pas les intérêts de la région du Maghreb. 

 

'Le fait de voir la tension augmentée entre le Maroc et l'Algérie m'attriste car nous avons besoin au niveau de l'Union européenne d'un partenariat fort avec le Maghreb et cela ne se fera pas sans ces deux grands pays de la région'', a-t-il déploré. 

 

Il a en outre souligné que la résolution de la question du Sahara et l'unification du Maghreb exigent de dépasser les différends et de s'accorder autour d'un compromis, relevant que la tension actuelle nuit au règlement du conflit et au rapprochement entre Rabat et Alger que les Européens appellent de leurs vœux. 

 

Le conflit du Sahara dit ''occidental'' est un conflit artificiel imposé au Maroc par l'Algérie. Le ''Polisario'', un mouvement séparatiste soutenu par le pouvoir algérien, revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une solution du conflit basée sur une autonomie avancée dans un cadre souverain marocain et une intégration économique et sécuritaire régionale. 

 

01/11/2013