Le nouveau modèle de développement régional pour les provinces du Sud, esquissé dans la note de cadrage présentée la semaine dernière au Roi Mohammed VI, a suscité des réactions positives dans plusieurs pays, notamment les États-Unis et la France. Des hommes politiques, des chercheurs et des experts ont salué son caractère visionnaire et sa portée stratégiques. Outre l’exemplarité de la démarche marocaine, ils ont tous souligné le fait qu’elle procédait d’une volonté sincère de résoudre le problème du Sahara marocain et du souci d’offrir aux populations des provinces du Sud les conditions d’une vie digne et prospère. Mieux encore, le modèle de développement économique contenu dans la note de cadrage élaborée par le CESE conforte, selon beaucoup d’observateurs, le plan d’autonomie proposé par le Maroc et confirme son caractère crédible et sérieux comme cela a été réitéré maintes fois par de nombreuses capitales occidentales influentes.

C’est ainsi que Peter Pham, directeur du Centre Michael Ansari pour l’Afrique relevant du think tank américain Atlantic Council, a souligné lundi dernier à Washington que «ce nouveau modèle de développement reflète le leadership éclairé du Souverain et]confère à la proposition marocaine d’autonomie dans les provinces du Sud une plus grande crédibilité, et se veut l’amorce d’une phase très avancée du processus de réformes et de développement tous azimuts que connait cette région du Royaume». Dans le même ordre d’idées, le professeur Yonah Alexander, membre éminent du think tank américain Potomac Institute, a insisté sur le fait que le nouveau modèle de développement régional des provinces du Sud s’inscrivait «dans le sillage d’un agenda de réformes structurelles initiées, à tous les niveaux, par le Souverain depuis Son accession au Trône», ajoutant que «cette démarche proactive constitue un modèle de développement à suivre par les autres pays de la région». Pour sa part, le juriste français Christophe Boutin a salué l’engagement royal de «tout faire pour avancer» sur la voie du règlement de la question du Sahara marocain.

Après avoir rappelé la volonté royale d’ouvrir un processus «régionalisation avancée», l’expert français a mis l’accent sur le processus de réforme constitutionnelle engagé au Maroc, qui a permis selon lui d’«apporter des éléments de concrétisation de la prise en compte des spécificités du Sahara».

Le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG) de Paris, le Pr Charles Saint-Prot, a abondé dans le même sens. Pour lui, le nouveau modèle qui traduit le souci d’associer les populations à la gestion des affaires locales est de nature à «renforcer la consistance du plan d’autonomie proposé par le Maroc pour mettre un terme au conflit sur le Sahara marocain».

Et de conclure : «on voit bien que grâce aux perspectives visionnaires de S.M. le Roi, le Maroc se dirige avec détermination vers un modèle original et novateur en matière de développement global, un modèle qui associera toutes les forces vives à l’effort national pour consolider le statut de pays émergent», a conclu le directeur de l’OEG. Pour sa part, le Leadership Council for Human Rights (LCHR), l’une des plus importantes ONG US des droits de l’Homme, estime que le nouveau modèle de développement économique et social des provinces du Sud vise, sous l’impulsion d’une démarche royale inclusive et participative, la mise en place d’un système économique régional intégré ouvert aux différentes composantes de la société civile et aux institutions représentatives. Sa présidente, Kathryn Porter Cameron, déclare avoir «pu constater lors d’une récente visite au Maroc le développement remarquable que connaissent les provinces du Sud aux plans social et économique».

10/01/2013