De nouveaux éléments récemment dévoilés viennent éclairer l'opinion publique à propos de la mise au point adressée par le roi Mohammed VI à Ban Ki moon, à l'occasion de la publication de son rapport préliminaire sur le Sahara.

De nouveaux éléments récemment dévoilés viennent éclairer l'opinion publique à propos de la mise au point adressée par le roi Mohammed VI à Ban Ki moon à l'occasion de la publication de son rapport préliminaire sur le Sahara. Dans son édition de ce jeudi 17 avril, Al Ahdath Al Maghribiya affirme que "la colère royale vient du fait que le rapport de l'ONU considère le dossier du Sahara comme un dossier de décolonisation géré par le Conseil de sécurité dont la mission n'est pas de décoloniser mais de veiller à la paix et à la sécurité dans le monde". Citant Asharq Al Awsat, le quotidien ajoute que "la fermeté du message royal a créé un climat de tension au sein des Nations unies". En avril 2013, le Maroc avait déjà émis une mise en garde à propos de l'extension de la mission de la Minurso à la surveillance des droits de l'homme au Sahara. Pour rappel, le roi Mohammed VI a dû intervenir en personne pour convaincre l'administration américaine de renoncer à ce projet de résolution.

Al Khabar, pour sa part, souligne en citant Khalid Chiat, professeur universitaire spécialiste des relations maroco-algériennes, que la diplomatie marocaine est appelée à entrer en action pour que ne soit pas présentée une proposition sur la surveillance des droits de l'homme au Sahara. La visite royale à Dakhla, qui intervient quelques jours après l'entretien téléphonique que le souverain a eu avec le secrétaire général de l'ONU, est un message très fort et lourd de sens. Mais au-delà de sa signification, Al Massae rapporte que les frontières avec la Mauritanie ont été fermées et que les hauts gradés de toutes les armées du royaume ont fait le déplacement à la perle du Sud.

Une chose est sûre : La mise au point du roi Mohammed VI à propos du rapport préliminaire de Ban Ki moon sur le Sahara donne le ton de l'action que le Maroc compte entreprendre au niveau des Nations unies. Aujourd'hui, la mobilisation s'intensifie. La bataille diplomatique s'annonce ardue dans les couloirs de l'ONU. Suite au recadrage royal, les premiers échos venant de New York sont rassurants. On apprend que Ban Ki moon aurait revu une partie de son rapport en faveur des positions défendues par le Maroc, selon des sources proches du dossier.

17/04/2014