Pour Lahcen Mahraoui, membre du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (CORCAS), la question du Sahara est « l’affaire de tous les Marocains, qui sont mobilisés aux niveaux de la diplomatie officielle, partisane, syndicale, parlementaire et associative ». Il fait ainsi la comparaison avec l’Algérie où cette question reste « l’affaire du régime en place ».
Animant une conférence sur « Les fondements historiques de la marocanité du Sahara », organisée par le consulat du Maroc à Villemombre à l’occasion du 70-ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l’indépendance, L. Mahraoui, également porte-parole de l’association des tribus sahariennes marocaines en Europe (ATSME) a passé en revue les différentes étapes historiques des liens solides qui ont toujours existé entre le Maroc et ses provinces du Sud.
Il a présenté des documents, des témoignages et des correspondances authentiques attestant de la marocanité du Sahara, faisant référence à l’allégeance des populations sahraouies aux sultans marocains à travers l’histoire du Maroc, pays constitué en Etat depuis le 9-ème siècle.
Il a également expliqué que cette souveraineté sur le Sahara se manifestait aussi par la nomination par les sultans marocains des responsables locaux (caïds, juges et chefs militaires).
Daignant ignorer ces vérités historiques, l’Algérie et le polisario maintiennent le statu quo en tergiversant, en essayant d’instrumentaliser les droits de l’Homme au Sahara marocain et en s’attachant à un référendum obsolète, a expliqué L. Mahraoui, pour qui ces parties refusent de s’engager dans des négociations sérieuses sur la base de l’initiative marocaine d’autonomie, une solution gagnant-gagnant permettant aux Sahraouis de gérer leurs propres affaires sous souveraineté marocaine, de mettre un terme au calvaire qu’endurent les populations séquestrées dans les camps de Tindouf et de relancer l’Union du Maghreb Arabe.
La situation d’instabilité dans la région, qui menace non seulement le Maghreb mais aussi l’Europe et le reste du monde, précise L. Mahraoui, doit pousser la communauté internationale, à faire face à cette urgence, à faire pression sur l’Algérie et le polisario pour les amener à s’engager dans des négociations sur la base du seul projet considéré par le Conseil de sécurité dans toutes ses résolutions depuis 2007 comme « sérieux et crédible » afin de régler définitivement ce conflit artificiel.

13/01/2014