Après la mort de Mohamed Abdelaziz, la majorité des sahraouis des camps de Tindouf demandent que les responsables algériens renoncent à imposer un successeur à la tête du Polisario afin de laisser les sahraouis de Tindouf décider eux-mêmes de leur avenir.

 

La plupart des sahraouis dans les camps ne se font évidement pas trop d’illusion sur les intentions des généraux algériens. Ces derniers avaient déjà imposé un chef qui, pendant 40 ans, a réprimé toutes les voix dissidentes dans les camps et maintenu les sahraouis dans le dénuement, dans l’attente de l’aide humanitaire internationale pour survivre.

 

Si dans ces circonstances, le devoir de condoléances est de rigueur envers le père et la famille de défunt qui vivent toujours au Maroc, le décès de Mohamed Abdelaziz impose de s’interroger pour savoir qui est responsable de la perte de 40 années pour les jeunes sahraouis, partagés entre la misère dans les camps de Tindouf, l’exil ou la tentation terroriste.

 

Les jeunes sahraouis, mais également leurs aînés qui ont passé la fleur de l’âge dans les camps de désolation de Tindouf, gardent aussi de douloureux souvenirs des quatre décennies de pouvoir stalinien de Mohamed Abdelaziz. Particulièrement celui d’avoir bradé la cause du Sahara et des sahraouis et mis inconditionnellement le Polisario au service de l’agenda de l’Algérie.

 

N’écoutant que les instructions des généraux algériens, il avait utilisé la machine implacable du Polisario à pourchasser les sahraouis partisans du plan d’autonomie présenté par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara.

 

Les sahraouis de Tindouf exigent que le nouveau chef du Polisario ne suive pas la voie empruntée par Mohamed Abdelaziz. Un chemin qui a clochardisé les sahraouis de Tindouf et conduit leur cause à l’impasse actuelle.

 

Les sahraouis de Tindouf veulent sortir de cette situation de blocage qui ne sert en fin de compte que les intérêts des dirigeants algériens et de leurs complices au sein de la direction corrompue du Polisario.

 

05/06/2016