New York : Le conseil de sécurité des nations unis prendrait en examen 5 options concernant le devenir du mandat de la MINURSO dont la prorogation est prévue le 25 courant.

Le ‘Security Council Report’ (SCR) organisme indépendant, basé à New York qui fournit des ‘informations’ sur les activités du Conseil de sécurité de l'ONU, a indiqué dans une analyse récente sur la question du Sahara, que seront mise sur la table du conseil de sécurité de l’ONU, 5 propositions concernant la mission MINURSO au Sahara.    

 

Parmi ces options, la reconduction du mandat de la MINURSO en encourageant le progrès dans le processus de négociations et la reprise des pourparlers directs. 

 

Cette option qui ‘maintiendrait un langage similaire à celui figurant dans l'actuel mandat’, pourrait inclure la recommandation du Secrétaire général contenue dans son rapport de l'année dernière, pour une augmentation du nombre du personnel de la MINURSO. 

 

La requête recommandait 15 observateurs militaires pour appuyer la capacité de monitoring de la MINURSO, en plus de six policiers pour soutenir l'expansion des mesures de confiance. 

 

D'autres options qui pourraient être ‘discutées au courant de ce mois’ sont relatives à l'observation des droits de l'Homme, à savoir :

1- Saluer le travail du Conseil national des droits de l'homme CNDH et la coopération du Maroc avec les procédures spéciales du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU. 

 

2- Une option jugée peu probable, demander à l'UNHCR de faire un briefing sur la situation des droits de l'Homme au Sahara, et encourager la considération d'arrangements alternatifs au monitoring des droits de l'Homme à travers, par exemple, des visites régulières de staff de l'UNHCR. 

 

3- Demander au SG d'établir une commission d'enquête indépendante sur la situation des droits de l'Homme au Sahara. 

 

4- Cette dernière option consisterait en l'introduction de la dimension, droits de l'Homme, dans le mandat de la MINURSO, chose à laquelle travaille l’Algérie pour ainsi parvenir à violer la souveraineté du Maroc sur les provinces du sud. 

 

Dans son analyse, le SCR évoque également «les récents développements de la question du Sahara, ajoutant que depuis l'adoption de la résolution 2044, les responsables à l'ONU ont souligné avoir noté un "accroissement de l'accès à un large éventail d'interlocuteurs, notamment lors des visites de Ross au Sahara occidental" et des réunions régulières avec le CNDH». 

 

Par ailleurs, le document examine la dynamique, au sein du CS de l'ONU, indiquant que l'ensemble des Etats membres soutiennent les navettes diplomatiques menées par Christopher Ross et espèrent que cette approche, similaire à celle adoptée sous James Baker, pourra aboutir à des pourparlers directs.

Selon SCR, l'éventuelle reprise des pourparlers pourraient intervenir vers la mi-2013. 

 

Au plan international, la position sur le Sahara demeure inchangée, y compris au sein du groupe des amis (USA, Russie, France, GB, Espagne). 

 

Le SCR souligne alors que malgré les colossaux efforts de la diplomatie algérienne auprès de certains parlements européens, dans l’espoir de les voir adopter des positions hostiles au Maroc, l'UE reste est généralement alignée sur la position marocaine. 

 

Le SCR, est un organisme indépendant dont les principaux donateurs sont les gouvernements de Norvège, Arabie Saoudite et Suisse ainsi que des fondations, parmi lesquelles "Ford Foundation", "The William en Flora Hewlett Foundation", compte parmi son staff, d'anciens diplomates et chercheurs de différentes régions du monde et conseille, à leur demande, les nouveaux membres du conseil de sécurité de l'ONU.

05/04/2013