Le calvaire qu’est en train d’endurer le militant sahraoui Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud est une tragédie «kafkaïenne», ainsi qu’un test pour la communauté internationale, écrit jeudi le «Washington Post».

 L’auteur de l’article, Jennifer Rubin, qui avait interviewé Ould Salma en 2011, rappelle que ce dernier avait été kidnappé, torturé et détenu dans un lieu secret par les milices du polisario pour avoir osé clamer son adhésion au Plan marocain d’autonomie au Sahara. Mustapha Salma observe actuellement une grève de la faim devant le siège de la représentation du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) à Nouakchott. Il a été hospitalisé en urgence, mardi dernier, suite à la détérioration de son état de santé, rappelle-t-on.

 

Le Washington Post indique qu’une délégation des provinces du sud du Royaume se trouve actuellement à Washington pour sensibiliser les prescripteurs d’opinion et les décideurs US, ainsi que le Congrès américain sur le cas de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud et attirer l’attention sur les violations des droits de l’Homme perpétrées par les séparatistes dans les camps de Tindouf, «où des milliers de personnes sont détenues en otages sans la moindre supervision internationale».

 

Citant Mohamed Cheikh Ismaili, frère de Mustapha Salma, le journal US indique que ce dernier est privé par le polisario du droit de retrouver sa petite famille, une situation qui rencontre «mutisme et indifférence» de la part du HCR, qui est pourtant nominalement en charge des réfugiés avec l’obligation de les assister ainsi que leurs familles. Le polisario est un mouvement séparatiste créé, hébergé et financé par l’Algérie depuis 1975. Ce mouvement de mercenaires par sa revendication, soutenue par le pouvoir algérien, de création d’un État factice au Maghreb, bloque toute solution du conflit et tous les efforts d’intégration économique et sécuritaire régionale. 

23/06/2013