Des centaines de personnes ont participé le weekend dernier à Séville (Sud de l’Espagne) à deux sit-in pour réclamer la libération des jeunes femmes kidnappées et retenues contre leur gré dans les camps de Tindouf en territoire algérien.

 

Deux jours durant, des membres de familles adoptives espagnoles de ces jeunes femmes sahraouies et d’autres personnes se sont rassemblés devant le siège de la municipalité de la capitale andalouse pour dénoncer la situation que vivent actuellement ces femmes, après des dizaines d’années passées avec ces familles en Espagne.

 

Selon l’agence de presse espagnole EFE, un manifeste demandant la libération de ces jeunes femmes, distribué lors de cette manifestation, a recueilli 1.200 signatures en faveur de cette initiative qui viennent s’ajouter aux 1.500 signatures collectées auparavant.

 

Outre la libération des jeunes femmes séquestrées à Tindouf, le document appelle les autorités espagnoles à prendre des mesures à ce sujet pour leur permettre d’exercer librement leur droit de retourner en Espagne, comme elles le souhaitent.

 

Les familles adoptives espagnoles de trois jeunes femmes sahraouies kidnappées et retenues contre leur gré dans les camps de Tindouf viennent de porter plainte contre l’Algérie et le polisario auprès du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

 

Il s’agit des familles adoptives de Darya Embarek Selma, Najiba Mohamed Belkacem et Koria Badbad Hafed, kidnappées et retenues contre leur volonté dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, par leurs familles biologiques depuis des années.

 

Dans un communiqué relayé récemment par la presse espagnole, les familles indiquent qu’elles ont pris cette initiative pour dénoncer “le manquement du gouvernement algérien et du polisario à leurs obligations de protéger, sauvegarder et garantir les droits” de ces jeunes femmes.

 

Plus d’une centaine d’autres jeunes filles, dont certaines disposent de la nationalité espagnole, sont retenues contre leur gré dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie.

 

Ces filles, qui avaient quitté les camps de Tindouf pour pouvoir étudier et préparer leur avenir, ont passé plus de la moitié de leur vie en Espagne chez des familles adoptives, avant d’être kidnappées à leur retour dans les camps alors qu’elles rendaient visite à leurs familles biologiques.

13/02/2017