Les déclarations de l’ambassadeur de Ryad à Rabat, annonçant l’intérêt des investisseurs saoudiens pour les provinces du sud, après le soutien ferme à l’intégrité territoriale du Maroc exprimé par Adel Al-Jubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères, plonge Alger dans le désarroi.

La sortie de l'Arabie saoudite au sujet du Sahara, sur fond de tension entre Rabat et le SG de l’ONU, suite aux propos scandaleux tenus par ce dernier à Tindouf, n’a pas laissé Alger indifférente. D’autant plus que Ryad, plus grand producteur de pétrole au monde jouissant, qui plus est, d’un impact politique indéniable sur la scène politique internationale. L’on peut aisément imaginer le trouble, voire la panique, que les dernières déclarations saoudiennes, notamment cet engagement audacieux à investir dans les provinces sahariennes, auront suscitées chez le voisin de l’est.

 

Mais comme à l’accoutumée, ce voisin de l’est, -la redite est voulue, on n’y peut contre la géographie !-, a eu recours à son vieux-nouveau double jeu. Clarifions : si Alger n’a pas eu l’audace de manifester ouvertement son courroux contre Ryad, elle l’a fait par médias interposés lâchant ainsi sa meute rampante contre un pays arabe dont le «délit», semble-t-il, est de s’être prononcé clairement en faveur de l’intégrité territoriale du Maroc, en accompagnant cette prise de position historique d’un acte concret : annonce d’investissements saoudiens dans les provinces sahariennes marocaines.

 

Il n’en a pas fallu davantage pour qu’Alger sonne l’hallali anti-saoudien à travers des médias rompus à la désinformation, à l’intox, la manipulation, le mensonge et l’affabulation. Voilà ce que cela a donné dans les colonnes du site algérien d’information en continu «Tout sur l’Algérie» : «L’annonce par l’ambassadeur de Ryad à Rabat, El Khouja, (intérêts des investisseurs saoudiens pour le Sahara marocain), a de quoi interpeller. Il s’agit en effet de la première fois que l’Arabie Saoudite prend aussi ouvertement position pour le royaume chérifien. Ryad fait aussi peser sur le conflit saharien tout le poids et l’influence de la première puissance pétrolière internationale et perturbe inévitablement un processus onusien déjà chancelant».

 

Un «processus onusien» plombé plutôt par les propos d’un SG de l’ONU qui, - et c’est inédit dans les annales de ses prédécesseurs-, départi de son obligation de neutralité pour servir la soupe à une bande de mercenaires en rupture de ban, et dont la place naturelle qui devait leur revenir n’est pas à Tindouf mais à La Haye, devant le Tribunal pénal international (TPI). En cause: la plus longue prise en otage d’un peuple qu’ait jamais connue l’Histoire!, sans compter ces pratiques mafieuses, entre autres le vol d’aide humanitaire destinée à des civils affamés et inoffensifs, les connexions scandaleuses avec la nébuleuse terroriste s’activant dans la région sahélo-saharienne, les trafics de toutes sortes (armes, êtres humains, voitures volées, drogueset j’en passe, et des meilleurs).

 

Un passif digne du pedigree du pire des Escobars latino-américains ou des mafias italiennes et dont les tortionnaires de Tindouf, avec leurs "parrains" algériens, devront répondre un jour devant les tribunaux internationaux.

 

Mais passons, car là n’est pas notre propos. La «guerre» déclarée à Ryad, à coups d’aboiements médiatiques, prend des accents de diffamation tels que nos frères saoudiens sont traités incroyablement de «suppôts du sionisme» par «Algériepatriotique», site de (désinformation) qu’on ne présente plus, tellement il pue l’intox et la haine!

 

A cela, paraît-il, il y a une raison.  L’abstention d’Alger de voter contre le classement du Hezbollah libanais sur la liste arabe du terrorisme ! Rien que ça ? Mais que dire du soutien de cette même Alger au Timonier de Damas, Bachar Al Assad, contre un peuple syrien sans défense,  à l’ex-Satrape de Tripoli, contre le peuple libyen désarmé, aux rebelles houtis à la solde du régime des Mollahs iraniens … Et dire qu’Alger soutient le «droit des peuples à l’autodétermination» !

 

11/03/2016