L’entité chimérique de la rasd a essuyé, jeudi, une spectaculaire déconvenue au parlement panafricain (PAP), suite au retrait d’un projet de motion hostile à l’intégrité territoriale du Maroc que les adversaires du Royaume tentaient d’introduire devant l’assemblée continentale, dont le siège se trouve à Midrand, près de Johannesburg (Afrique du Sud).

   Ainsi, les membres de la délégation d’afro-députés marocains ont réussi grâce à leur vigilance et mobilisation à mettre en échec les tentatives des séparatistes d’introduire ce projet, auquel le PAP avait déjà opposé une fin de non-recevoir en 2017.

   Des efforts intensifs des membres de la délégation marocaine auprès de leurs homologues africains, présents lors de cette sixième session de l’assemblée consultative de l’Union africaine (UA), ont permis de déjouer les tentatives des séparatistes. 

   Convaincus du caractère fallacieux des allégations des ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc, de nombreux députés africains se sont montrés attentifs aux arguments développés par les membres de la délégation marocaine.

   Conscients du rôle constructif que le Royaume joue en faveur du développement du continent et sa solidarité agissante avec ses frères africains, les afro-députés ont suivi avec beaucoup d’intérêt les arguments mettant en avant les efforts inlassables de développement économique consentis par le Maroc dans ses provinces du sud dans le cadre d’une approche éminemment inclusive et citoyenne, permettant aux populations de cette partie du Royaume de s’approprier cette dynamique vertueuse de développement.

   Sur le plan politique, force est de constater que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc pour régler, sous souveraineté marocaine, le conflit artificiel crée autour de son intégrité territoriale suscite un vif intérêt et une disposition bienveillante de la part de ces afro-députés qui y voient la volonté sincère du Maroc d’avancer vers une solution au moment où les autres parties continuent d’entraver les efforts de bonne foi consentis dans ce sens.

   En mettant en relief les avancées économiques et politiques dans les provinces du sud, la délégation marocaine a saisi l’occasion pour exposer devant les membres de l’institution législative de l’UA, les graves violations des droits de l’Homme commises dans les camps de Tindouf, où sont retenus contre leur gré des milliers de sahraouis marocains, dépourvus de leurs droits les plus élémentaires dont leur droit de regagner leur mère-patrie, le Maroc.

   Les afro-députés, dont certains venant de pays d’Afrique australe, se sont aussi montrés attentifs à d’autres abus commis par les adversaires du Maroc, dont le refus d’effectuer un recensement des populations séquestrées dans les camps, et ce en dépit des appels émanant des organisations internationales, notamment l’Onu.

   Le détournement à échelle industrielle par la direction des séparatistes de l’aide humanitaire accordée aux populations séquestrées a également été pointé du doigt devant les afro-députés.

   Se félicitant de l’adhésion du Maroc au PAP, officialisée à l’occasion de cette sixième session de l’institution panafricaine, les afro-députés se sont dits convaincus que la présence parmi eux de députés marocains permettra de porter la voix d’un pays influent dans le continent et de dévoiler les réalités d’un conflit régional qui n’a que trop duré au détriment des aspirations légitimes des peuples de la région au développement et au progrès partagé.

   Dans ce contexte, le président de la commission de la coopération, des relations internationales et de la résolution des conflits, Hlatshwayo Phesheya Victor, a déclaré à MAP-Johannesburg que le projet de motion a été promptement retiré «car il n’est pas nécessaire».

   «Nous avions eu des motions de ce genre dans le passé», a-t-il dit, soulignant: «On ne peut pas continuer à proposer des motions dans le seul et unique but de les proposer». 

   Et d’ajouter que la présence du Maroc au sein du PAP revêt une grande importance, car elle permet d’écouter la voix du Maroc et d’avoir une idée claire des dynamiques sur le terrain. 

   «Le Maroc est un acteur important qui apporte une contribution positive et constructive», a-t-il dit, saluant le Royaume pour les avancées «très positives» qu’il a réalisées en particulier  en matière de droits de l’homme et d’enracinement de la pratique démocratique.

   Il convient de rappeler que quelques jours après son adhésion officielle au PAP, le Maroc a été élu rapporteur de la commission de la justice et des droits de l’Homme de cette institution.

   Il s’agit d’un développement important d’autant plus que cette importante instance, dont les recommandations et décisions sont soumises à l’UA, a été pendant longtemps instrumentalisée par l’entité séparatiste du polisario pour faire passer des décisions qui servent leurs desseins hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc.

   L’élection du Maroc à cette commission devra ainsi permettre de déjouer les tentatives du groupe séparatiste.

17/05/2018