Alger a tranché sur la question de la succession de Mohamed Abdelaziz, décédé le 31 mai à Rochester, aux Etats-Unis, en optant finalement pour l'ancien chef des milices armées du Polisario, Brahim Ghali.

 

Alger a jeté son dévolu sur Brahim Ghali pour assurer la direction du front Polisario, en remplacement de Mohamed Abdelaziz, décédé fin mai aux Etats-Unis. "Alger cherche par tous les moyens à imposer Brahim Ghali et tout le monde, au sein de la direction du Polisario, semble avoir obtempéré et annoncé appuyer ce choix évidemment indiscutable", indique Al Massae, dans son édition de ce jeudi 16 juin.

 

"Alors que la partie se jouait entre trois à quatre membres dirigeants du front Polisario ayant pour dénominateur commun l'allégeance à Alger et dont certains ont des origines algériennes, il n'y a plus aujourd'hui, et après de fortes pressions exercées par le tuteur algérien, qu'un seul prétendant, soit Brahim Ghali", relève Al Massae, en rappelant que cet ancien "ministre de la défense" occupait, jusqu'à fin décembre dernier, le poste de représentant du Polisario à Alger. 

 

"Le régime algérien a préparé le terrain à la montée de Brahim Ghali en faisant distribuer, à l'intérieur des camps de Tindouf, des tracts et des enregistrements audio attribués à Mohamed Abdelaziz et où ce dernier aurait vanté, avant son décès, les qualités de Brahim Ghali", relate Al Massae, qui cite FORSATIN (Forum de soutien à la proposition marocaine d'autonomie).

 

"L'enregistrement a été perçu, à Tindouf, comme un appel algérien franc à choisir Brahim Ghali en tant que nouveau secrétaire général du Polisario", rapporte le quotidien, soulignant que le congrès extraordinaire auquel a appelé le Polisario, et qui se tiendra les 8 et 9 juillet prochain, ne sera qu'une comédie dont la mise en scène est 100% algérienne.

 

16/06/2016