C’est dans le secret le plus total qu’une commission d’inspection des Nations unies a atterri, dimanche dernier, à l’aéroport d’Alger. «Elle a ensuite pris un autre avion en direction de Tindouf pour auditionner le responsable de la MINURSO dans les camps, un ressortissant américain d’origine palestinienne», nous confie une source proche du dossier.

 

Celui-ci a fait l’objet d’un interrogatoire de la part des membres de la commission au sujet d’une plainte pour harcèlement sexuel déposée contre lui par une fonctionnaire algérienne.

 

«L’arrivé de la commission onusienne fait suite à des pressions des autorités algériennes ayant exigé un règlement rapide de l’affaire», ajoute la même source.

 

Une fois sa mission conclue, la délégation a quitté l’Algérie, sans même aviser de son arrivée comme de son départ le quartier général de la MINURSO à Laâyoune.

 

Dans un message à l’occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le secrétaire général de l’ONU a tenu à marteler qu’il mène une «politique de tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel (au sein) de l’Organisation».

 

01/12/2017