Un jeune espagnol d’origine sahraouie a été séquestré à Tindouf, au terme d’une visite chez ses parents biologiques. Sa famille adoptive, résidant à Séville, vient de saisir les autorités espagnoles.

Le drame des jeunes espagnols d'origine sahraouie se poursuit. A la différence près que cette fois, il s'agit non pas de filles naturalisées espagnoles mais d'un jeune nommé Mohamed Yahya Azman, 25 ans, empêché de rejoindre sa famille adoptive à Séville le 16 mars dernier, après avoir rendu visite à ses parents biologiques dans le camp dit "Laâyoune" à Tindouf, révèle l'agence de presse espagnole.

 

"Une famille de Sanlucar la Mayor (Séville) a signalé à la Garde civile et aux préfectures de cette région du sud espagnol l'enlèvement de Mohamed Yahya Azman, 25 ans, prétendûment par sa famille biologique résidant à Tindouf", indique l'agence EFE, précisant que la victime, née le 6 Avril 1992, possède un passeport espagnol depuis le 3 février 2015.

 

Le jeune avait 11 ans quand il est entré en Espagne qui accueille chaqué été plus de 4500 enfants sahraouis dans le cadre du "programme vacances en paix". «Il est resté en Espagne pour étudier à la demande de sa famille biologique, qui a signé chaque année un document de transfert de la garde de l'enfant pour la famille hôte», a indiqué la famille adoptive, citée par EFE.

 

Depuis, il se rendait de manière épisodique dans les camps de Lahmda-Tindouf pour rendre visite à ses parents biologiques. En septembre 2016, à l'occasion d'un nouveau voyage dans les camps, il s'est vu retirer ses documents de voyage, entre autres son passeport espagnol.

 

"Lors de ce dernier voyage, il était prévu qu'il passe douze jours à Tindouf mais il a dû prolonger son séjour après l'intervention de son père, qui a prétexté le mariage de sa soeur.

 

Il n'en est rien. Selon la famille adoptive d'Ayman, le Polsiario aurait prévu de l'emmener dans les soi-disant "territoirers libérés" pour servir dans "l'armée sahraouie".

19/04/2017