Tindouf : Le gouvernement des Iles Canaries interpellé sur les crimes commis par le Polisario

L’Association des Portés disparus du Polisario a transmis au président du gouvernement des Iles Canaries un dossier détaillé sur les cas de torture et de disparitions forcées commis par les tortionnaires du Polisario à Tindouf

Le gouvernement autonome des Iles Canaries, une région autonome espagnole qui abrite sur son sol de nombreux sympathisants du Polisario, a été interpellé de nouveau ce 25 mai sur les crimes commis par le Polisario contre les populations sahraouies dans les camps de Tindouf en territoire algérien.

Le président de l’ « Association des Portés disparus du Polisario » (APDP), Dahi Aguai, a transmis ce lundi au président du gouvernement autonome des Iles Canaries, Paulino Rivero, un dossier détaillé sur les cas de torture et de disparitions forcées commis par les tortionnaires du Polisario dans les camps de Tindouf.

Dans une lettre accompagnant le dossier, Dahi Aguai, lui-même victime d’atrocités commises dans les geôles du Polisario, rappelle au chef du gouvernement des îles Canaries la plainte pour génocide et violations graves des droits de l’Homme à Tindouf qui avait été déposée devant l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole.

La lettre demande aux autorités des Iles Canaries d’apporter toute l’aide nécessaire pour que les tortionnaires de Tindouf, en particulier le dénommé Mouloud Lahsen, qui se trouve actuellement sur le territoire de l’Archipel canarien, soient identifiés et déférés devant la justice pour répondre des crimes atroces commis contre les populations sahraouies.

Le dossier, transmis aux autorités canariennes, comporte également des photos de certains tortionnaires, celles des victimes de la torture et de Sahraouis portés disparus ainsi que de détenus espagnols disparus dans les prisons du Polisario sur le sol algérien.

A rappeler que l’ex-juge de l’Audience nationale Pablo Ruz avait accepté la plainte, déposée le 14 décembre 2007 contre des dirigeants du Polisario et des officiers de la sécurité et de l’armée algériennes, pour « génocide, torture, disparitions forcées, détention illégale et violations graves des droits de l’Homme ».

Parmi les 29 accusés objet de cette plainte figurent notamment l’ex-représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, (actuellement installé en Algérie), le soi-disant ministre de l’information de la RASD, Sid Ahmed Batal, le prétendument ministre de l’éducation, Bachir Mustapha Sayed, et l’actuel représentant des séparatistes en Espagne, Jandoud Mohamed. Figurait également sur cette liste l’ex-représentant du Polisario aux Iles Canaries, Mohamed Luchaâ, décédé à Las Palmas.

Les dénommés Khalil Sidi Mhamed, pseudo ministre des colonies, et Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur général de la sécurité militaire, devront également répondre de leurs crimes devant la juridiction espagnole pour torture à l’encontre des populations des camps de Tindouf.

Malgré de nombreux appels pour leur traduction devant la justice, les auteurs de ces graves crimes continuent à circuler librement en Espagne et à assister à des actes sur le territoire espagnol et aux Iles Canaries, munis de passeports diplomatiques algériens et sous la protection du Polisario et des autorités d’Alger, déplore le président de l’APDP.

25/05/2015